Nigeria : plus de 80 lycéennes de Chibok libérées des mains de Boko Haram

Les 82 lycéennes ont été libérées après plus de trois ans de captivité, en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités.

Des lycéennes de Chibok (Nigéria), libérées de Boko Haram, lors d\'une rencontre avec le président nigérian à Abuja, le 19 octobre 2016.
Des lycéennes de Chibok (Nigéria), libérées de Boko Haram, lors d'une rencontre avec le président nigérian à Abuja, le 19 octobre 2016. (PHILIP OJISUA / AFP)

Plus de 80 lycéennes de Chibok ont été libérées, samedi 6 mai, des mains de Boko Haram, après plus de trois ans de captivité aux mains du groupe jihadiste nigérian, a confirmé la présidence nigériane.

"Aujourd'hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées (...), en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités", a précisé la présidence nigériane sur Twitter, confirmant une information d'abord donnée par un ministre, des sources de sécurité et le père de deux filles.

"Les attentes sont grandes"

Une source militaire avait d'abord affirmé qu'"au moins 80 jeunes filles de Chibok" avaient été amenées à Banki, à la frontière avec le Cameroun, dans le nord-est du Nigeria."Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17h30 (heure locale). Elles sont logées dans les barraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri (capitale de l'Etat du Borno) demain", a ajouté cette source.

"Les attentes sont grandes", a déclaré le mouvement de soutien des lycéennes, Bring Back Our Girls dans un communiqué sur Twitter: "Nous nous réjouissons d'entendre de manière officielle que cette nouvelle est confirmée et vraie".

Mi-avril, le Nigeria avait fêté avec tristesse le troisième anniversaire de l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles par le groupe jihadiste en 2014.

Relayé par les médias du monde entier, le kidnapping de masse de 276 adolescentes - dont 57 avaient réussi à s'échapper juste après le rapt- avait provoqué une vague d'indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé avec le hashtag #bringbackourgirls ("Ramenez-nous nos filles").