Mali : la Cour constitutionnelle déclare le colonel Goïta président de la transition

Le colonel Goïta a mené un coup d'Etat avec un groupe d'officiers le 18 août dernier au Mali. Lundi, il a fait arrêter le président de la transition, Bah Ndaw, et le Premier ministre Moctar Ouane, cautions civiles de la transition ouverte après le putsch.

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Le colonel Assimi Goita salue des invités lors de la cérémonie du 60e anniversaire de l'indépendance du Mali à Bamako (Mali), le 22 septembre 2020.  (MICHELE CATTANI / AFP)

Un deuxième coup de force en neuf mois. Au Mali, la Cour constitutionnelle a déclaré, vendredi 28 mai, le colonel Assimi Goïta chef de l'Etat et président de la transition censée ramener les civils au pouvoir, selon un arrêt de la cour.

Cet arrêt stipule que le colonel Goïta "exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme", et qu'il portera "le titre de président de la transition, chef de l'Etat".

La Cour constitutionnelle en arrive là après avoir constaté la "vacance de la présidence", consécutive à la démission de celui qui était jusqu'alors le président de la transition, Bah Ndaw. Le colonel Goïta, homme fort du Mali depuis le coup d'Etat qu'il a mené le 18 août 2020 avec un groupe d'officiers, avait fait arrêter lundi Bah Ndaw et le Premier ministre, Moctar Ouane, cautions civiles de la transition ouverte après le putsch.

Assimi Goïta avait annoncé mardi les avoir démis de leurs charges. Leur mise à l'écart a ensuite été présentée comme une démission, sans que l'on sache si elle était volontaire. 

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