Des voyagistes français veulent relancer le tourisme dans le Sahel

Malgré les consignes du Quai d'Orsay, qui estime que "le tourisme est à proscrire" dans la région, des voyagistes français ont relancé leurs offres à destination de certaines zones de la Mauritanie, rapporte "La Croix".

Le site d\'Agraoua, dans l\'Adrar mauritanien, où le Quai d\'Orsay estime que \"le tourisme est à proscrire\".
Le site d'Agraoua, dans l'Adrar mauritanien, où le Quai d'Orsay estime que "le tourisme est à proscrire". (NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP / AFP)

La menace terroriste au Sahel avait marqué un coup d'arrêt au tourisme dans la région. Pourtant, près de 200 voyageurs français se sont rendus mi-janvier au quatrième festival mauritanien des villes anciennes à Oualata, dans le nord du pays, raconte La Croix dans son édition du mercredi 29 janvier. Classée par l'Unesco pour sa beauté, la ville est pourtant dans la zone "rouge" du Quai d'Orsay, qui "déconseille formellement aux Français de s'y rendre".

Des consignes qui n'empêchent pas les voyagistes de proposer à nouveau ce type de destination à leurs clients. Le journal a recensé cinq établissements offrant des voyages dans l'Adrar mauritanien, dans la zone "orange" du ministère des Affaires étrangères, où "le tourisme est à proscrire".

Encore peu de clients intéressés

"Le risque est quasi inexistant" dans le nord du pays, argue Maurice Freund, du voyagiste Point-Afrique, dans La Croix. "L'armée mauritanienne est maintenant bien équipée, la région sécurisée, nos guides ont reçu une formation adéquate et sont équipés de balises Argos pour donner l'alerte."

Les touristes ne se pressent pas pour autant pour tenter l'aventure dans ces zones à la réputation écornée. Selon le quotidien, Point-Afrique a emmené une cinquantaine de cliens fin 2013 et prévoit de nouveaux séjours à partir de février. A la mi-janvier, un autre voyagiste, La Balaguère, n'avait aucun inscrit.