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Centrafrique : retour de l'ordre à Bangui

"L'anarchie est terminée", a affirmé le nouveau président par intérim, alors que des membres de la police et des soldats de l'armée régulière regagnent leur commandement.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des membres de l'armée régulière centrafricaine, qui avaient déserté, regagnent leur commandement à Bangui (Centrafrique), le 13 janvier 2014. (ERIC FEFERBERG / AFP)

"Le chaos est terminé, les pillages c'est terminé, les exactions c'est terminé." Trois jours après la démission du chef de l'Etat centrafricain, Michel Djotodia, qui n'a pas ramené le calme à Bangui, la situation s'améliore enfin dans la capitale. C'est ce qu'affirme le nouveau président par intérim, Alexandre-Ferdinand Nguendet, lundi 13 janvier.

Dans un discours à l'état-major de la gendarmerie, il lance aussi "une mise en garde sévère" aux "ex-Séléka, aux anti-balaka et aux amoureux du pillage""C'est terminé la récréation", leur a-t-il fait savoir. Son objectif : "Qu'il n'y ait pas un coup de feu, pas de pillage, pas d'exaction, pas de viol" à Bangui pendant une semaine.

Le retour des autorités…

Devant les officiers et les hommes du rang, dont certains venaient se faire enregistrer après avoir déserté leurs unités ces derniers mois, Alexandre-Ferdinand Nguendet a assuré que la police et la gendarmerie, totalement absentes de la capitale depuis des semaines, seront "redéployées d'ici soixante-douze heures et impliquées dans le processus de désarmement" en cours dans la ville.

"Aujourd'hui, c'est une honte pour la Nation de voir la sécurité du peuple centrafricain confiée à des organisations régionales et internationales", a-t-il poursuivi, en référence au déploiement d'une force africaine, la Misca et de l'opération française Sangaris qui ont pour mission de rétablir la sécurité dans le pays.

… et des soldats

Après l'appel, dimanche, du chef d'état-major, le général Ferdinand Bomboyeke, des centaines de soldats de l'armée régulière centrafricaine, qui avaient rejoint les milices anti-balaka opposées à l'ancien président Djotodia ou fui par peur des représailles, regagnent désormais leur commandement à Bangui.

"Ils sont venus très nombreux et ça continue d'arriver. (…) C'est un soulagement, c'est un très bon signe", a déclaré le colonel Désiré Bakossa, de l'état-major, qui supervise les opérations d'enregistrement. "On reste très prudent", a dit une source française à l'AFP, avec pour objectif d'organiser rapidement des patrouilles mixtes avec la Misca et les forces centrafricaines.

"La récréation est terminée, le chaos est terminé", (AITV / BERNARD APARIS)

Un président de transition dans quinze jours

Alexandre-Ferdinand Nguendet va diriger à partir de mardi la session spéciale du Conseil national de transition (CNT) qui doit élire, dans un délai maximal de quinze jours, un nouveau président de transition. Toutefois, ce dernier ne pourra pas être candidat aux élections générales, prévues au plus tard au premier semestre 2015.

Selon des sources politiques centrafricaines, il devrait y avoir une dizaine de candidats et l'actuel président par intérim pourrait en faire partie. Vu sa connaissance des membres du CNT, il ferait alors partie des favoris.

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