Rentrée scolaire en Afghanistan : le cauchemar des adolescentes, à qui les talibans interdisent d'aller au collège et au lycée

Publié
Durée de la vidéo : 1 min
En Afghanistan, pour les fillettes, l'école s'arrête après le primaire, à seulement 12 ans. La seule alternative pour les filles, ce sont les cours en ligne.
Rentrée scolaire en Afghanistan : les filles interdites d'école En Afghanistan, pour les fillettes, l'école s'arrête après le primaire, à seulement 12 ans. La seule alternative pour les filles, ce sont les cours en ligne. (France 2)
Article rédigé par France 2 - J. Gal
France Télévisions
France 2
En Afghanistan, pour les fillettes, l'école s'arrête après le primaire, à seulement 12 ans. La seule alternative pour les filles, ce sont les cours en ligne.

En Afghanistan, dans les salles de classe des collèges et des lycées, on ne croise que des garçons. Mercredi 20 mars, en ce premier jour de l'année calendaire afghane, la troisième rentrée scolaire s'est déroulée sans les filles.

Depuis mars 2022, les talibans ont imposé une interprétation ultrarigoriste de l'islam : les femmes en sont les premières cibles. L'Afghanistan est le seul pays au monde ou l'éducation des filles est interdite après l'école primaire.

"Apartheid sexiste"

"Si une femme étudie, elle pourra devenir quelqu'un dans le futur et réaliser ce qu'elle veut. Je voulais devenir médecin légiste, comme mon père, mais je ne peux pas, le gouvernement ne nous donne pas ce droit à moi et aux autres filles", confie Mozhda Rahmani, 12 ans, ancienne élève. La seule alternative pour les filles, ce sont les cours en ligne.

La mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan a appelé le gouvernement taliban à mettre fin à ce qu'elle qualifie de "bannissement injustifiable". Plusieurs experts de l'ONU y évoquent un "apartheid sexiste".

De leur côté, des collégiens et lycéens interrogés estiment que les filles devraient étudier comme eux. "Elles font partie de la société, je suis vraiment désolé qu'elles ne viennent pas à l'école", réagit l'un d'eux.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.