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Le chef des talibans afghans tué dans un raid américain

Le mollah Akhtar Mansour, successeur du mollah Omar, considéré par Washington comme une "menace imminente" pour l'Afghanistan, a été tué samedi.

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France Télévisions
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Un véhicule détruit par un raid américain au Pakistan, le 21 mai 2016, dans lequel se trouvait le mollah Mansour, chef des talibans. (AFP)

Un coup sévère porté aux talibans. Les autorités afghanes ont confirmé, dimanche 22 mai, la mort du chef des talibans, le mollah Akhtar Mansour. Quelques heures plus tôt, Washington annonçait que le leader islamiste avait "probablement" été tué dans un raid aérien américain au Pakistan. "Mansour était (...) une menace imminente pour le personnel américain, les civils afghans et les forces de sécurité afghanes", a déclaré le secrétaire d'Etat américain à la presse à Naypyidaw, la capitale birmane, ajoutant qu'"il était également directement opposé aux négociations de paix".

La désignation du mollah Mansour, après la mort du mollah Omar en juillet 2015, avait engendré de fortes dissensions en interne. Certains cadres avaient fait sécession, d'autres avaient rejoint les rangs de l'organisation de l'Etat islamique, surtout présente dans l'Est de l'Afghanistan. Sa succession donnera lieu là encore à une "lutte de pouvoir" éparpillant un peu plus les talibans, estime l'analyste et journaliste pakistanais Ahmed Rashid.

Un raid autorisé par Barack Obama

Le bombardement de samedi a été mené à l'aide de plusieurs drones des forces spéciales américaines au Pakistan, dans une zone reculée, "au sud-ouest de la ville d'Ahmad Wal", selon un responsable américain anonyme, cité par l'AFP. Washington n'a informé Islamabad et Kaboul du raid, autorisé par le président Barack Obama, qu'une fois celui-ci terminé, d'après un haut responsable de la Maison Blanche. Le raid a "totalement détruit" la voiture dans laquelle circulaient deux individus dont les dépouilles étaient "méconnaissables", selon un responsable des services de sécurité pakistanais.

Le raid est intervenu alors que le gouvernement afghan est mis à rude épreuve par les talibans, qui ont effectué de nombreuses avancées dans le pays depuis l'arrêt de la mission de combat des Etats-Unis et de l'Otan fin 2014. Et les insurgés islamistes ont multiplié les attentats ces derniers mois. Lors de la dernière attaque d'envergure, 64 personnes sont mortes dans un attentat suicide perpétré contre un bâtiment des services de renseignement à Kaboul en avril.

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