Écoles de ski : le quasi-monopole de l'ESF remis en question

Les concurrents des moniteurs de l'ESF dénoncent une situation de quasi-monopole sur les leçons de ski.

FRANCE 2

Ils trônent sans partage sur les hauts sommets français. Les manteaux rouges floqués du sigle ESF, l'école du ski français, la plus grande au monde avec ses 17 000 moniteurs implantés dans 250 stations. Sur celle de La Toussuire en Savoie, ils sont un peu plus de 80 à monopoliser le bas des pistes. Les cours sont tous complets, le choix de l'ESF est une évidence. "J'estime que c'est une très bonne école pour permettre aux enfants d'apprendre à skier", explique une mère de famille.

Un acteur privé qui a mis la main sur une école publique

Dans cette station, même le maire de la commune arbore la tenue rouge. Bernard Covarel a rejoint l'ESF de La Toussuire en 1970, il a même été directeur de l'école pendant trente ans. Il n'est pas le seul élu à jongler entre ces deux casquettes. "J'ai cinq collègues qui sont directeurs ESF et maires. Nos deux députés de Savoie sont moniteurs de ski de l'ESF", explique le maire. De solides relais politiques qui garantissent à l'ESF de survoler la concurrence avec 85% du marché. Le guide de montagne Yannick Vallençant dénonce la position hégémonique de l'ESF. Selon lui, cet acteur privé a mis la main sur l'école publique de formation des moniteurs.

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Le parc national des Ecrins, à La Grave (Hautes-Alpes), en juin 2018. 
Le parc national des Ecrins, à La Grave (Hautes-Alpes), en juin 2018.  (CAVALIER MICHEL / HEMIS.FR / AFP)