VIDEO. Tribune pour sauver la planète : "C'est un cri de colère", explique le climatologue Jean Jouzel

Le climatologue fait partie des 200 signataires d'un texte publié lundi dans le journal "Le Monde" appelant à une action politique forte pour l'environnement.

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

Dans le sillage de la démission de Nicolas Hulot du ministère de la Transition écologique, 200 personnalités ont signé une tribune dans le journal Le Monde lundi 3 septembre pour appeler le gouvernement à agir contre "le cataclysme planétaire". 

Un appel à sauver la planète signé en majorité par des artistes, dont Juliette Binoche, à l'initiative du texte, mais aussi par le climatologue Jean Jouzel. "C'est un cri de colère", a déclaré mardi 4 septembre sur franceinfo l'ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC.

Il est toujours temps pour agir et cette action passe par une action véritablement politique, des choix politiques. Après la démission de Nicolas Hulot, c'est un appel très fort pour s'engager sur ces problèmes environnementaux

Jean Jouzel

à franceinfo

"Je ne sais pas s'il faut regretter l'absence" des scientifiques ou des politiques, a-t-il ajouté, estimant toutefois que "l'important, c'est la force de l'appel lui-même."

Le réchauffement climatique est "irréversible"

Le climatologue explique que désormais, on ne peut plus revenir en arrière. "On ne peut pas arrêter le réchauffement climatique, on se bat pour le limiter. C'est éminemment politique. Les politiques doivent comprendre qu'économie rime avec écologie et non pas le contraire. Ce sont les pays qui prendront à bras le corps ces problèmes qui gagneront économiquement", estime-t-il.

Pour remplacer Nicolas Hulot, "il faut quelqu'un qui ait une véritable place dans le gouvernement et pas simplement qui soit sur un siège à côté du gouvernement, ce qui était un peu le cas de Nicolas Hulot. Tous les ministères doivent porter de l'attention à l'écologie", insiste Jean Jouzel.

Jean Jouzel à l\'Élysée, le 30 novembre 2012.
Jean Jouzel à l'Élysée, le 30 novembre 2012. (MARTIN BUREAU / AFP)