Vidéo Connaissez-vous le complexe du sauveur blanc ?

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Durée de la vidéo : 4 min.
Pour Brut, la créatrice de contenu Crazy Sally en parle.
BRUT
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Pour Brut, la créatrice de contenu Crazy Sally en parle. 

Poser en selfie en plein voyage humanitaire, filmer une "bonne action" pour la publier sur les réseaux... La créatrice de contenu Crazy Sally revient sur le complexe du sauveur blanc aussi appelé "white saviorism". "Le problème du white savior, c'est non seulement avoir envie de se mettre en avant sur les réseaux sociaux, ne pas respecter la culture, critiquer la culture, penser à soi avant de penser aux locaux et imposer parfois aux locaux ses propres réalités, ses propres envies, au lieu d'écouter ce que les locaux ont à dire et de travailler avec les locaux et pour les locaux", explique-t-elle.

Né sur Internet et sur les réseaux sociaux, le terme englobe le fait que certains Occidentaux "ont eu cette habitude d'aller dans des pays défavorisés pour faire de bonnes actions, de l'humanitaire, mais en fait surtout pour se mettre en avant et prendre des photos, poser comme des héros." Dans cette démarche, Crazy Sally dénonce la tendance à vouloir "flatter son égo", pour "avoir plus de likes". "Les gens sont très friands de ce genre de photos et ça a été totalement décrié, non seulement par les humanitaires professionnels, mais aussi par les populations qui ont l'impression d'être utilisées", précise Crazy Sally.

Des voyages souvent très chers

Beaucoup d'agences de voyages proposent des tours opérateurs "volontourisme", des voyages particulièrement onéreux et qui finalement n’aident pas forcément la population locale, selon Crazy Sally. "Par exemple, la création de puits : il y a beaucoup de travaux qui ont été faits qui prouvent que souvent, les puits ne servent à rien parce que derrière, on n'apprend pas aux populations comment utiliser ces puits, qui ne correspondent pas forcément aux puits que les populations ont l'habitude d'utiliser", développe-t-elle, estimant que ces puits sont tout simplement construits pour le plaisir de l'image que l'on renvoie et par "égocentrisme". Si Crazy Sally pointe le "white saviorism", elle précise toutefois qu'il existe malgré tout des missions humanitaires qui sont très bien réalisées par des volontaires.

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