Valls et les gens du voyage : "Il ne faut pas être naïf, il y a des problèmes"

Le ministre de l'Intérieur, en déplacement à Mimizan-Plage (Landes), a demandé aux élus de "respecter les lois"  concernant les aires d'accueil.

Le ministre de l\'Intérieur, Manuel Valls, en déplacement à Mimizan-Plage (Landes), jeudi 1er août 2013.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en déplacement à Mimizan-Plage (Landes), jeudi 1er août 2013. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

"Il ne faut pas être naïf, il y a des problèmes. La seule manière de les régler, c'est les traiter sous les mots-clés : droits et devoirs." En déplacement à Mimizan-Plage (Landes), jeudi 1er août, Manuel Valls a reconnu des incompréhensions entre collectivités locales et gens du voyage, tout en appelant "au dialogue" et "à l'apaisement".

Le ministre de l'Intérieur a demandé aux élus "de respecter les lois (...) qui font obligation aux collectivités (...) d'avoir des aires d'accueil, plus des aires de grand passage" à partir d'un certain nombre d'habitants. Il rappelle que seule la moitié des aires d'accueil a été réalisée, et 27% des aires de grand passage. Une loi en préparation pourrait autoriser les collectivités à évacuer "en 24 heures" les occupations illégales, à condition d'avoir mis en place des aires d'accueil.

Quant aux gens du voyage, "qui sont nos compatriotes (...), ils doivent – parce que ce sont des citoyens – respecter les devoirs". Manuel Valls estime qu'il est "inacceptable" d'"occuper des terrains publics ou privés, de détériorer des biens publics" ou d'"arrêter la circulation sur une autoroute". Une allusion au récent blocage, le 30 juillet, des accès à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).