Toulon. Le fils d'un ancien parrain abattu d'une balle en pleine tête

Il a été tué mercredi soir devant son domicile d'une balle de fusil de chasse.

Jean-Claude Régnier, fils de l\'ancien parrain Loulou Régnier, a été abattu le 5 septembre 2012 devant chez lui, à Saint-Mandrier (Var).
Jean-Claude Régnier, fils de l'ancien parrain Loulou Régnier, a été abattu le 5 septembre 2012 devant chez lui, à Saint-Mandrier (Var). (DOMINIQUE LERICHE / NICE MATIN / MAXPPP)

Une seule balle de calibre 12, tirée dans la tête, alors qu'il était seul. Jean-Claude Régnier, 59 ans, fils d'une ancienne figure du milieu varois, a, semble-t-il, été victime d'un règlement de comptes, devant son domicile de Saint-Mandrier (Var), dans la soirée du mercredi 5 septembre.

Fils du parrain toulonnais "Loulou" Régnier, Jean-Claude Régnier a été tué d'une balle de fusil de chasse, arme dont l'étui a été retrouvé à proximité du corps, vers 21h30. Il n'était pas inconnu des services de police. Mais, selon le procureur de la République de Toulon, son casier judiciaire était vierge de toute condamnation.

Le patriarche, Louis Régnier, mort en 2003 à l'âge de 80 ans, était une célébrité du milieu varois. Il avait été condamné à la réclusion à perpétuité par la cour d'assises du Var en 1956 pour le meurtre d'un proxénète. Mais l'arrêt avait ensuite été cassé et, rejugé par les assises des Alpes-Maritimes, "Loulou" avait été acquitté.

Le "seigneur des Sablettes" avait perdu un autre fils

Surnommé encore "le seigneur des Sablettes" ou "l'avocat", Louis Régnier a possédé différents établissements de nuit et restaurants dans le Sud-Est, ainsi qu'une boîte de nuit à Abidjan (Côte-d'Ivoire). Il était parvenu à garder toute sa vie un casier judiciaire vierge, malgré plusieurs interpellations et mises en examen dans des dossiers de trafic de drogue ou proxénétisme.

Fils d'une bonne famille de Hyères et frère cadet du chansonnier Max Régnier, le chef du "clan Régnier", établi à la Seyne-sur-Mer (Var), avait vu les dernières années de sa vie endeuillées par la mort d'un autre fils, Michel. Trafiquant international d'héroïne, ce dernier avait été tué par plusieurs hommes armés en septembre 1996 à Solliès-Pont, toujours dans le Var. Il était un proche de Jean-Louis Fargette, tué en Italie en mars 1993.

En juin 2011, c'est Pascal Perletto, 50 ans, une autre figure du milieu varois, qui avait été victime d'un règlement de comptes à Toulon. En liberté conditionnelle depuis mars 2011, après une condamnation à vingt ans de prison pour un trafic de stupéfiants entre le Brésil et la France, il avait été abattu de six balles de 9 mm tirées dans la tête.