Saisonniers : les ostréiculteurs peinent à recruter

En raison des fêtes de fin d'année, le secteur de l'ostréiculture manque de main-d'œuvre. Les professionnels de l'huître ont besoin de nombreux saisonniers pour récolter la production.

France 2

Près de l'île d'Oléron (Charente-Maritime), Tara Bon, ostréicultrice, peine à recruter. Il faut ramasser et mettre en caisses 350 tonnes d'huîtres pour les fêtes de fin d'année. Il lui manque encore 30 personnes pour cette saison qui commence. Il fait froid et les tâches sont répétitives, mais une jeune fille vient pourtant chaque année trier les huîtres de novembre à janvier, pour un salaire d'environ 1 000 euros pour 15 jours de travail.

Une image peu attractive

C'est toute la filière qui manque de bras. En Normandie aussi, Michaël Delisle, également ostréiculteur, s'inquiète. "Il y a quinze ans, c'était encore assez aisé de trouver du monde pour venir travailler à la marée de façon régulière. On mettait une annonce dans le journal et on avait beaucoup de personnes qui nous contactaient. C'était beaucoup plus facile qu'aujourd'hui", explique-t-il. Le travail est là et les salaires très corrects, mais le secteur souffre d'une mauvaise image. Alors, faute de trouver des candidats en France, plusieurs entreprises sont allées recruter leurs saisonniers en Pologne.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un ostréiculteur de l\'étang de Thau en 2010
Un ostréiculteur de l'étang de Thau en 2010 (PASCAL GUYOT / AFP)