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La folle gestion de l'Epad

Des copieuses factures de restaurant du directeur général aux voyages coûteux de Patrick Devedjian en Orient, l'établissement public d'aménagement de la Défense (Epad) n'a pas fini de faire parler de lui. 

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France Télévisions
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Patrick Devedjian et sa directrice de cabinet, Marie-Célie Guillaume, le 23 octobre 2009 au conseil général des Hauts-de-Seine, à Nanterre. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le fief de Nicolas Sarkozy n'a pas fini d'attirer l'attention. Déjà sous le feu des projecteurs depuis la sortie du livre de Marie-Célie Guillaume, directrice de cabinet du président du conseil général, Patrick Devedjian, les Hauts-de-Seine pourraient connaître de nouvelles tensions autour de la gestion de l'Epad, l'établissement public d'aménagement de la Défense (devenu Epadesa), qui gère le célèbre quartier d'affaires.

Hôtel de luxe et additions faramineuses

Le Canard enchaîné daté du mercredi 4 juillet publie des notes de l'Inspection générale des finances, chargée d'éplucher les comptes de l'Epad. Et celle-ci souligne de nombreuses dépenses inconsidérées. Comme ce voyage à 260 000 euros de tous les cadres de l'Epad à Venise en août 2010. Outre un stand à la 12e Biennale d'architecture, ils se sont offert des chambres dans un hôtel "donnant sur le Grand Canal de Venise"

L'hebdomadaire relève aussi que Philippe Chaix, directeur général de l'Epad "et protégé de Nicolas Sarkozy, a présenté 265 notes de restaurant d'un montant total de 28 564 euros, pour les 269 premiers jours de l'année 2010". Dernière largesse, l'Epad a pris à sa charge les 16 millions d'euros que le promoteur immobilier Pélican devait verser aux commerçants évincés d'une zone qu'il allait construire. 

• La directrice de cabinet de Devedjian invitée au Moyen-Orient

Autre dossier, révélé par L'Express.fr : le paiement par l'Epad des frais de déplacement de Marie-Célie Guillaume, directrice de cabinet de Patrick Devedjian, patron de l'Epad de mai 2007 à fin 2009, mais jamais salariée de l'établissement. 

A deux reprises, en avril 2009 et en octobre de la même année, elle accompagne le directeur à la charge de l'Epad, censé payer uniquement les frais des ­membres de son conseil d'administration et de ses salariés. "Environ 11 700 euros pour Marie-Célie Guillaume et l'agent de sécurité de Devedjian", pour se rendre deux jours à Abou Dhabi pour un forum sur la ville durable et l'attractivité des territoires.

Six mois plus tard, la même délégation se rend au Salon Cityscape, à Dubai. "Là encore, vol en première classe, deux nuits d'hôtel grand luxe", raconte L'Express.fr, qui chiffre la facture à 23 000 euros.  

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