Retour des jihadistes présumés : Hollande évoque "à l'évidence des manquements"

Depuis New York, le président de la République est revenu sur l'arrestation manquée des trois jihadistes français présumés de retour de Turquie.

Le président de la République, François Hollande, le 24 septembre 2014 à New York (Etats-Unis).
Le président de la République, François Hollande, le 24 septembre 2014 à New York (Etats-Unis). (ANDREW BURTON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

"Des manquements." François Hollande a commenté pudiquement, mercredi 24 septembre, l'arrestation manquée de trois jihadistes français présumés de retour de Turquie. Les trois hommes, qui ont atterri à Marseille alors que la police les attendait à Paris, sont rentrés sans être inquiétés. Soupçonnés de s'être rendus en Syrie, ils se sont finalement rendus mercredi. 

Lors de sa conférence de presse à New York, le président français a souligné que "la coopération avec la Turquie [était] absolument indispensable". "Là, il y a eu à l'évidence des manquements, a-t-il constaté. Je m'en suis entretenu avec les autorités turques et j'ai demandé au ministre de l'Intérieur [Bernard Cazeneuve] de se rendre dans peu de jours en Turquie pour que la coopération et les procédures soient clarifiées."

"Il n'est pas possible que des personnes qui justement sont suspectées de s'être rendues sur des lieux où il y a eu des combats puissent être renvoyées dans un avion sans aucun accompagnement et sans qu'il y ait d'information préalable des autorités françaises", a insisté François Hollande. Il a rappelé également qu'une enquête avait été "diligentée par le ministre de l'Intérieur pour savoir ce qui s'est passé à leur arrivée à Marseille".