Dans l’Aube, une entreprise invente un tuteur fabriqué avec des matières recyclables

Publié
FTR
Article rédigé par
Véronique Dalmaz-Nicolas - franceinfo
France Télévisions

Il s’appelle Tutofi. Ce tuteur est conçu avec du plastique et de l’aluminium recyclés. En fin de vie, il sera également recyclable. Une innovation qui œuvre pour la valorisation des déchets. #ILsOntLaSolution

Serait-ce bientôt la fin des tuteurs en bois qui finalement ne sont pas aussi écologiques qu’on le pense ?  "Le marché du tuteur pour les vignes mais aussi pour les arboriculteurs en France, c’est principalement du bois qui vient de Hongrie ou d’Amérique du Sud" explique Basile Gautherot, gérant de la Société Keepfil implantée à Buxières-sur-Arce. Donc en matière de bilan carbone, ce n’est pas très brillant. Keepfil, qui a créé, le Tutofi conçoit son tuteur avec des déchets industriels qui proviennent de France. Autres avantages de ce tuteur : sa rigidité et sa durée de vie, plus importantes que la version bois. Le coût est aussi plus attractif. "Les prix du bois et du métal qui sont les deux matériaux principaux pour faire des tuteurs augmentent. Depuis un an, c’est assez fou. En plus, ils sont moins disponibles. Alors que nous, aujourd’hui, nous avons une machine qui peut faire deux millions de tuteurs à l’année", rapporte Basile Gautherot. Des atouts qui ont séduit cette viticultrice de l’Aube. "Ce qui m’a plu c’est d’abord le côté fabriqué localement, en Champagne-Ardenne. Et ensuite, c’est le côté recyclable. Ce n’est pas quelque chose qu’on va jeter" raconte Eloïse.  

Innovation récompensée

Le tuteur Tutofi a reçu une médaille d’or au concours Sival Innovation, un salon qui fait figure de référence dans le milieu des productions végétales. Et la société familiale Keepfil, qui a déjà été récompensée pour des agrafes de vignes biodégradables en amidon, ne compte pas s’arrêter là. Des piquets fabriqués comme les tuteurs sont à l’étude. Pour l’heure, il ne s’agit que de prototypes. L’entreprise espère les implanter sur le marché l’année prochaine.        

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.