Paris : des élus de gauche demandent la fermeture d'une maison close qui fonctionne avec des poupées sexuelles

L'établissement Xdolls, le premier avec des poupées sexuelles en France, a ouvert le 1er février. Pour les élus du groupe PC-Front de gauche, il "véhicule une image dégradante de la femme".

Un homme vivant avec une poupée sexuelle, en octobre 2016. 
Un homme vivant avec une poupée sexuelle, en octobre 2016.  (BONY / SIPA)

Près de deux mois après son ouverture, le lieu continue de créer la polémique. Le groupe communiste-Front de gauche au Conseil de Paris a demandé l'interdiction de Xdolls, la première maison close avec des poupées sexuelles en France, a rapporté Le Parisien, vendredi 16 mars. 

Selon le journal, le président du groupe, Nicolas Bonnet Oulaldj, ainsi que les élus du groupe ont déposé un vœu au Conseil de Paris, afin d'obtenir la fermeture de cet appartement situé dans le 14e arrondissement de Paris. "Xdolls véhicule une image dégradante de la femme", a justifié le président du groupe, considérant Xdolls comme "un lieu de prostitution avec un propriétaire pouvant être assimilé à un proxénète", poursuit Le Parisien

Cette maison close de 70m2 est composée de trois chambres, dans lesquelles se trouvent des poupées sexuelles, nues. Les clients payent 89 euros de l'heure pour des rapports sexuels avec ces poupées en silicone, précise le journal. 

Déclarée comme "une maison de jeux"

Le groupe communiste-Front de gauche souhaite également la fermeture du lieu, car "Xdolls a été déclaré au registre de commerce en tant que maison de jeux, comme si c’était une salle avec des baby-foot ou des flippers", précise Le Parisien.

Interrogé par 20 Minutes, Nicolas Bonnet Oulaldj promet "d'interpeller la maire de Paris" à ce sujet. Il souhaite "que la ville envisage une procédure adéquate afin d’aller vers la fermeture de ces maisons closes, et que le législateur soit interrogé quant à la possibilité d’interdire ces établissements".