Hollande en Amérique pour ses grands débuts internationaux

Le président est aux Etats-Unis depuis le 18 mai. Au menu : un tête à tête avec Barack Obama, un sommet du G8 et un sommet de l'Otan.

François Hollande, le 24 janvier 2012.
François Hollande, le 24 janvier 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

Vendredi 18 mai, le nouveau président de la République française est attendu aux Etats-Unis pour une série de rencontres diplomatiques de première importance. Voici le programme.

18 mai : entretien avec Barack Obama

François Hollande est attendu à la Maison Blanche, à Washington, à 11 heures (19 heures, heure française) pour un premier tête à tête avec le président américain Barack Obama. Les deux hommes doivent s'entretenir pendant une heure et quart. Selon Les Echos, le nouveau président français entend réaffirmer la "relation forte" entre les Etats-Unis et la France.

18 et 19 mai : le G8 de camp David

Les deux présidents se rendront ensuite à Camp David, à une centaine de kilomètres de Washington, pour le sommet du G8, qui regroupe les huit pays les plus industrialisés. Ce nouveau sommet intervient sur fond d'aggravation de la crise économique en Europe. Washington et Paris préconisent une relance de la croissance. L'administration américaine a multiplié ces derniers jours les déclarations favorables vis-à-vis de "l'évolution des discussions et du débat en Europe sur l'impératif de l'emploi et de la croissance".

20 et 21 mai : le sommet de l'Otan

Dimanche, François Hollande se rendra à Chicago pour un nouveau sommet, celui de l'Otan. Le nouveau président doit officialiser la proposition numéro 59 de son programme électoral : le retrait d'Afghanistan des 3 400 soldats français dès 2012. Sur ce dossier, les négociations s'annoncent rudes. Selon Les Echos, les Américains espèrent bien convaincre François Hollande de maintenir les troupes françaises jusqu'à la mi-2013.

Autres dossiers sur la table, le bouclier antimissile et le nucléaire iranien. Sur le premier, le décalage entre le nouveau Président français et Barack Obama est "patent", selon Le Figaro. François Hollande s'est en effet déclaré "réticent" sur le projet, défendu par Washington, qui espère en tirer des avantages industriels. Sur le second, Le Figaro estime que Paris, partisan des sanctions, pourrait se rapprocher de la position américaine, partisan du dialogue.

Le président de la République ne voyagera pas seul, rappelle France info. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, l'accompagneront pour ses premiers pas sur la scène internationale.