Déserts médicaux : ces communes qui embauchent des médecins salariés

Pour éviter de devenir un désert médical, la ville de Connerré a décidé d'investir dans un centre médical et d'engager des médecins. Un modèle qui fonctionne, comme l'a constaté France 2.

FRANCE 2

En milieu rural, les déserts médicaux posent problème. Connerré (Sarthe) a trouvé la parade. Il y a trois ans, la mairie a rénové l'ancienne caserne de pompiers pour 300 000 euros et en a fait un centre médical. Deux secrétaires déchargent les trois médecins généralistes des contraintes administratives.

Anne-Charlotte Julien, 28 ans, exerce ici depuis un an. Elle est payée environ 4 000 euros par mois par la mairie et comme tout salarié, elle est aux 35 heures et peut bénéficier d'un congé maternité. "J'ai choisi d'avoir une meilleure qualité de vie plutôt que d'avoir un meilleur salaire", confie-t-elle à France 2.

Les comptes sont à l'équilibre

Le centre compte aussi deux cabinets de chirurgiens dentistes. Les équipements sont loués par la mairie, qui perçoit directement les honoraires et les remboursements de la Sécurité sociale. La gestionnaire municipale le jure : les comptes sont équilibrés.

Dans les environs, deux médecins libéraux, qui travaillent entre 60 et 70 heures par semaine, réagissent à ce système. Didier Saboureault ne se voit pas s'y essayer mais il "conçoit que des jeunes puissent être intéressés". "La médecine libérale est peut-être morte", observe Luc Fierfol. Environ 2 000 centres médicaux existent en France. Une centaine d'autres devraient voir le jour en 2016.

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Un médecin prélève du sang à une femme enceinte à l'Institut guatémaltèque de sécurité sociale, dans la ville de Guatemala le 2 février 2016. (JOHAN ORDONEZ / AFP)