Des précautions ont été prises en Charente-Maritime et en Vendée avant les grandes marées d'équinoxe attendues mardi

Celles-ci associées à des prévisions de vents forts font craindre de nouvelles inondations un mois après le passage de la tempête Xynthia.En Charente-Maritime, trois communes ont pris des dispositions pour pouvoir héberger certains habitants de quartiers à risques en raison des digues fragilisées, a indiqué la préfecture.

Celles-ci associées à des prévisions de vents forts font craindre de nouvelles inondations un mois après le passage de la tempête Xynthia.

En Charente-Maritime, trois communes ont pris des dispositions pour pouvoir héberger certains habitants de quartiers à risques en raison des digues fragilisées, a indiqué la préfecture.

"On craint qu'il y ait de l'eau qui passe, non pas sous forme de vagues comme Xynthia, mais sous forme d'infiltrations à travers les digues un peu fragilisées", a expliqué Eléonore Lacroix, directrice de cabinet du préfet.

Les trois communes concernées par ces mesures de protection des populations sont Saint-Clément-des-Baleines, sur l'île de Ré, et le quartier des Boucholeurs, partagé entre les communes d'Yves et Châtelaillon.

En Vendée, le préfet a indiqué qu'une quinzaine d'évacuations avaient également été conseillées à des habitants de la côte pour mardi. Les risques d'inondation concernent dans ce département L'Aiguillon-sur-mer, La Faute-sur-mer, La Tranche-sur-mer, Saint-Hilaire-de-Riez et Notre-Dame-de-Monts.

Phénomènes "déconnectés"
Selon Météo France, de forts vents, avec des rafales pouvant atteindre 110 kilomètres/heure, associés à un important coefficient de marée (110 à 112), pourraient engendrer sur le littoral des "surcotes" de 35 à 40 centimètres. Les surcotes constatées lors de la tempête Xynthia, le 28 février, étaient de l'ordre de un à 1,20 mètre.

"On n'est pas sur un risque de même nature que Xynthia, cela n'a rien à voir", a confirmé Mme Lacroix, précisant que les phénomènes de haute mer, attendue vers 5H00 mardi, et de vents forts, attendus plutôt à la mi-journée, étaient cette fois "déconnectés".

"Ce qui nous amène à avoir un degré de précaution supplémentaire, c'est que les ouvrages (de protection) ne sont pas dans l'état où ils étaient avant Xynthia", a-t-elle ajouté, précisant que toutes les digues abîmées avaient néanmoins été relevées depuis le 28 février.