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Fin de la mutinerie à la prison de Sequedin après l'intervention du "GIGN des prisons"

Les détenus, qui étaient environ une soixantaine, demandaient "la baisse du prix des cantines et, apparemment, un menu halal", selon un syndicaliste.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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La prison de Sequedin (Nord), le 15 avril 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Une soixantaine de détenus de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), près de Lille, ont refusé de réintégrer leur cellule après la promenade, lundi 21 avril. "C'est un refus de réintégrer [leurs cellules] de la part des détenus qui sont en promenade, qui a commencé depuis 15h30", a indiqué Cédric Deprez, délégué régional FO-Pénitentiaire. Stéphane Lecerf, représentant syndical de l'Ufap-Unsa Justice, a décrit la même situation. Ils ont finalement regagné leurs cellules lorsque les équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) sont intervenues vers 21 heures.

 

Les détenus ont d'abord fait part de leurs revendications, avant l'intervention des Eris, "le GIGN des prisons", venus "de Lille avec ceux de Paris en renfort", selon le syndicaliste. "Ca s'est passé dans un calme relatif, sans surincident", a-t-il commenté. 

Pour la baisse du prix des cantines et un menu halal

Selon Cédric Deprez, les détenus, environ une soixantaine, aux profils variés, demandaient "la baisse du prix des cantines et apparemment, un menu halal". Les "cantines" correspondent aux "boutiques" de la prison où les détenus peuvent acheter diverses denrées et produits d'hygiène pour améliorer leur quotidien. "Il y a eu des prises de contact pour éventuellement négocier, pour qu'ils regagnent leur cellule tranquillement", avait commenté le syndicaliste, en fin d'après-midi. 

Il y a un an presque jour pour jour, le braqueur Redoine Faïd s'évadait de cette prison. Contactés par France 2, les syndicats regrettent que les mesures de sécurité n'aient pas été renforcées depuis.

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