VIDEO. La prison, terre de radicalisation ?

C'est lors de ses derniers séjours en prison que Mehdi Nemmouche, soupçonné d'être l'auteur de la tuerie au Musée juif de Bruxelles, se serait "autoradicalisé" au contact de "groupes islamistes radicaux et prosélytes". Un parcours classique, explique France 2.

SOPHIE RODIER - DENIS SEBASTIEN - PHILIPPE EVEQUE / FRANCE 2

Les jeunes jihadistes de plus en plus recrutés en prison. C'est le constat que fait France 2, alors que Mehdi Nemmouche, soupçonné d'être l'auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles, a versé dans l'islamisme radical lors de ses derniers séjours en prison, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse, organisée dimanche 1er juin. Le Français, en garde à vue, est accusé d'avoir tué quatre personnes, le 24 mai.

Un lieu de prosélytisme

Les centres de détention sont devenus des lieux de prosélytisme et d'embrigadement. Pour le moment, les autorités n'arrivent pas à endiguer cette vague. D'anciens détenus témoignent pour France 2. Karim Mokthari, ancien détenu, a passé six ans derrière les barreaux. A la maison d'arrêt d'Amiens (Somme), il est très vite approché par un groupe de détenus qui pratiquent un islam radical. Il a pu s'en libérer car l'administration pénitentiaire a décidé de séparer le groupe.

(MEHDI FEDOUACH / AFP)