Attentats de Copenhague : le tueur présumé identifié comme Omar El-Hussein, un Danois de 22 ans

Le jeune homme était déjà connu des services de police et de renseignement, notamment pour des actes de violence et pour détention d'armes. 

Une photo diffusée le 15 février 2015 par la police, datant de 2013, et montrant Omar El-Hussein, auteur présumé des attentats commis à Copenhague (Danemark), le 14 février.
Une photo diffusée le 15 février 2015 par la police, datant de 2013, et montrant Omar El-Hussein, auteur présumé des attentats commis à Copenhague (Danemark), le 14 février. (DANISH POLICE)

Il s'appelait Omar Abdel Hamid El-Hussein. L'homme suspecté d'avoir commis deux attentats à Copenhague (Danemark), samedi 14 février, avant d'être abattu par la police, était un jeune homme de 22 ans né au Danemark, ont annoncé les autorités danoises, dimanche, lors d'une conférence de presse. Les autorités ont précisé que cet individu était déjà connu des services de police et de renseignement, notamment pour des actes de violence et pour détention d'armes.

Selon plusieurs médias danois, qui ont révélé l'identité de ce suspect, Omar Abdel Hamid El-Hussein avait notamment poignardé un jeune homme dans le métro de Copenhague, en novembre 2013. Il avait été condamné à deux ans de prison, mais en serait sorti il y a environ deux semaines, selon le journal Ekstra Bladet (en danois).

Suspecté d'avoir voulu imiter la tuerie de "Charlie Hebdo"

L'individu est soupçonné par les enquêteurs d'avoir voulu imiter les attentats commis à Paris, début janvier. "Nous travaillons sur l'hypothèse selon laquelle la personne en question a pu être inspirée par les événements qui se sont déroulés à Charlie Hebdo à Paris", a expliqué à la presse Jens Madsen, membre des services de renseignement.

Toujours selon ce responsable danois, l'homme aurait ainsi pu "avoir été inspiré par la propagande militante islamiste diffusée par l'Etat islamique ou d'autres organisations terroristes". Avant d'ajouter que les services de renseignement n'avaient pas "de connaissance spécifique d'un voyage" du jeune homme "vers la Syrie ou l'Irak".