Attentats du 13 novembre : des terroristes infiltrés parmi les migrants ? Des éléments d'identification transmis par Athènes aux juges

Dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015, les juges antiterroristes français ont reçu le 23 mars les éléments d'identification des migrants ayant transité entre le 1er août et le 12 novembre 2015.

Un policier monte la garde devant le Bataclan, à Paris, le 18 novembre 2015, cinq jours après les attentats qui ont touché Paris.
Un policier monte la garde devant le Bataclan, à Paris, le 18 novembre 2015, cinq jours après les attentats qui ont touché Paris. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Les juges antiterroristes français ont reçu le 23 mars un disque dur d’Athènes, en réponse à leur commission rogatoire internationale envoyée le 9 juin dernier, révèle mardi 4 avril France Inter.

Le juge Christophe Tessier, premier saisi dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015, avait demandé aux autorités grecques de lui transmettre tous les éléments d’identification des migrants ayant transité par leur sol entre le 1er août et le 12 novembre 2015. L'objectif de cette requête était notamment de finir de déterminer les points de passage du commando qui a semé la mort et la terreur à Paris le 13 novembre, faisant 130 morts et près de 700 blessés.

Un transit par la Turquie et la Grèce

Il est déjà établi qu’une bonne partie d’entre eux ont profité de l’arrivée de milliers de réfugiés qui ont réjoint l’Europe en transitant par la Turquie et la Grèce. Les juges vont aussi tenter de déterminer si d’autres terroristes du groupe Etat islamique ont pu s’évanouir dans la nature.

En juin, selon les termes de la demande adressée à la Grèce, le juge Teissier estimait encore "très vraisemblable, voire certain, que d’autres terroristes se trouvent actuellement sur le sol européen, prêts à passer à l’action" indique encore France Inter.