Salah Abdeslam se mure dans le silence face à la justice

Le complice présumé des terroristes du 13 novembre avait promis de collaborer avec la justice française. Il est cependant resté muet lors de sa première confrontation avec les magistrats.

France 3

C'est sous très haute surveillance que Salah Abdeslam a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) ce vendredi 20 mai au petit matin. Escorté par le GIGN et suivi par un hélicoptère, le convoi hors norme s'est rendu au palais de justice de Paris.

Interpellé il y a deux mois en Belgique, le complice des terroristes du 13 novembre 2015 avait annoncé qu'il comptait collaborer avec la justice française. Les questions sont nombreuses. L'individu a convoyé les trois kamikazes du Stade de France. Mais quel a été son rôle exact ? Pourquoi ne s'est-il pas fait sauter ? Son véhicule a été retrouvé dans le 18e arrondissement de Paris et sa ceinture explosive dans une rue de Montrouge (Hauts-de-Seine).

"Il ne souhaite pas s'exprimer"

Sur tous ces points, Salah Abdeslam a refusé de s'exprimer face aux magistrats antiterroristes auxquels il était confronté pour la première fois. "Il n'a pas souhaité répondre sur les raisons de son silence. Aujourd'hui, il ne souhaite pas s'exprimer", rapporte son avocat Frank Berton.

Cette attitude ne surprend guère les avocats des familles des victimes. "Je renvoie M. Abdeslam au petit morceau de conscience qui lui reste peut-être. Pour le reste, je ne vais pas me lamenter de ce qu'il dit ou de ce qu'il ne dit pas. Je me lamente davantage de ce qu'il a fait", déclare à France 3 Me Gérard Chemla. Ce premier interrogatoire a tourné court; qu'en sera-t-il des prochains ?

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Un portrait de Salah Abdeslam, diffusé le 15 novembre 2015 par la police française.
Un portrait de Salah Abdeslam, diffusé le 15 novembre 2015 par la police française. (DSK / POLICE NATIONALE / AFP)