VIDEO. Les forces de l'ordre épuisées par trois mois de plan Vigipirate

Un peu plus de 10 000 policiers, CRS, gendarmes, se relaient sept jours sur sept, jour et nuit, pour assurer les relèves depuis les attentats de janvier. 

FRANCE 3

À Toulouse, l'épouse d'un CRS s'inquiète des horaires décalés qui affectent la santé de son mari. "Vous vous rendez compte quand même qu'on envoie sur la voie publique des fonctionnaires de police qui n'ont pas dormi ? Ils attendent quoi ? Une autre bavure ?", s'énerve-t-elle. À Toulouse, 130 CRS sont affectés au plan Vigipirate depuis les attentats de janvier. Un tiers de l'effectif qui devait assurer une mission à Paris ce week-end est en arrêt maladie.

Une situation inédite, dénoncée par les syndicats

Des missions multipliées, des demandes de mutation reportées, chez les CRS, le ras-le-bol est général. Trois mois après la mise en place du plan Vigipirate, l'accumulation des gardes statiques une fois la nuit tombée est souvent incomprise. Les syndicats réclament une revalorisation de la prime de déplacement, mais aussi une hausse des effectifs. Une table ronde nationale est programmée d'ici quelques jours.

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Un militaire en faction à Nice (Alpes-Maritimes), le 3 février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate.
Un militaire en faction à Nice (Alpes-Maritimes), le 3 février 2015, dans le cadre du plan Vigipirate. (VALERY HACHE / AFP)