"C’est une ambiance morbide, même les enfants le sentent..." Le quartier où vivait Angélique "sous le choc" après la découverte du corps de l'adolescente

Ils habitent le quartier de Quesnoy-sur-Deûle (Nord) où vivait Angélique Six, 13 ans, retrouvée morte dimanche.

Des affiches avaient été installées pour retrouver la jeune fille à Wambrechies (Nord), le 25 avril 2018.
Des affiches avaient été installées pour retrouver la jeune fille à Wambrechies (Nord), le 25 avril 2018. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

"On n’en revient encore toujours pas", a réagi dimanche 29 avril sur franceinfo Virginie, une mère de famille et habitante du quartier où vivait Angélique. Le corps de l'adolescente de 13 ans a été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche dans un bois de la commune de Quesnoy-sur-Deûle, près de Wambrechies (Nord).

"C’est une ambiance morbide, même les enfants le sentent", a poursuivi cette mère qui se dit "sous le choc". Elle décrit son quartier comme "tranquille, sûr, où tout le monde se connaît, où on jette un œil sur les enfants de tout le monde." Cette mère de famille confie ne pas savoir "comment réagir, comment faire avec nos enfants. Il va falloir un petit bout de temps pour que les enfants reprennent confiance pour aller jouer sereinement au parc. Et de toute façon ils y penseront toujours".

Hommage

Une battue devait être organisée ce dimanche après-midi, mais finalement, un hommage a été rendu devant le parc où Angélique Six avait l’habitude de venir jouer. Jacques qui la connaît "depuis toute petite" et sa femme sont venus déposer une rose blanche. "Elle courait partout", a raconté Jacques.

Elle va nous manquer dans le quartier.L'épouse de Jacquesà franceinfo

Les filles jumelles de Cathy ont été dans la même classe qu’Angélique en primaire. "Je ne sais pas du tout comment je vais aborder le sujet avec elles en rentrant. C’est un choc", a déclaré cette mère de famille. Le maire de Wambrechies a annoncé la mise en place d'une cellule psychologique. Une marche blanche est également prévue mardi 1er mai à Wambrechies.

Un homme de 45 ans a été placé en garde à vue samedi. Il a avoué rapidement les faits et a conduit les enquêteurs jusqu'au corps d’Angélique, retrouvé dénudé. D'après le procureur, l'homme avait été condamné en 1996 pour des faits de "viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence" commis en 1994. Il avait été inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).