"Nom d'un chien, aidez-nous !" : après la mort du maire de Signes, la maire de Bondy lance un appel au gouvernement

L'élue de Bondy, en Seine-Saint-Denis, également secrétaire générale de l'Association des maires d'Ile-de-France, a réagi à la mort du maire de Signes lundi. 

La mort du maire de Signes fait la une de la presse dans sa commune du Var. 
La mort du maire de Signes fait la une de la presse dans sa commune du Var.  (DOMINIQUE LERICHE / MAXPPP)

"Mais nom d'un chien, aidez-nous !" a lancé au gouvernement sur franceinfo mercredi 7 août Sylvine Thomassin, maire socialiste de Bondy et secrétaire générale de l'Association des maires d'Ile-de-France. Elle réagissait à la mort du maire de Signes dans le Var, renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants qui déversaient illégalement des déchets lundi.

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"Il faut que l’État nous aide financièrement"

Ces décharges sauvages existent "énormément dans la région PACA, mais aussi énormément sur l'ancienne RN3 qui va de Pantin à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis", a-t-elle expliqué avant de réclamer plus de moyens financiers de la part de l'État pour lutter contre ce fléau. "Je ne suis pas fan des caméras, mais quand les dépôts sauvages sont toujours aux mêmes endroits, ça peut vraiment apporter des réponses. Quand on demande un peu d’argent pour les caméras, on se bat, on remplit des tonnes de dossiers pour avoir trois francs six sous pour nous aider à les installer, explique-t-elle. Et quand elles sont détruites, il faut qu’on remplisse à nouveau des dossiers pour en avoir d’autres. Il faut que l’État nous aide financièrement parlant".

La maire socialiste de Bondy juge qu'il faut lutter contre ces comportements incivils "dès le plus jeune âge, dès l’école et continuer après dans les associations". Selon elle, là aussi l'État doit apporter son aide "parce que l’éducation populaire coûte cher et de l’autre côté, les caméras et plus de policiers, ça coûte cher aussi", a-t-elle ajouté.

Présenté en Conseil des ministres en juillet, le projet de loi "engagement et proximité", qui vise à renforcer la protection juridique et sociale des élus locaux, doit être débattu à la rentrée à l'Assemblée nationale. "Le gouvernement a bien besoin de se réconcilier avec les Français et donc avec les maires", a réagi Sylvine Thomassin.