VIDEO. Meurtre d'Angélique : pour Nicole Belloubet, il n'y a pas eu "d'irrégularités juridiques" dans le suivi du suspect

David Ramault, qui a reconnu avoir tué Angélique, avait déjà été condamné en 1996 pour "viol avec arme sur mineure de moins de 15 ans", "attentats à la pudeur aggravés" et "vol avec violence".

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David Ramault, mis en examen pour la séquestration, le viol et le meurtre d'Angélique, à Wambrechies près de Lille (Nord), a déjà été condamné en 1996 pour "viol avec arme sur mineure de moins de 15 ans", "attentats à la pudeur aggravés" et "vol avec violence". Invitée de l'émission "On n'est pas couché", diffusée samedi 5 avril sur France 2, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a indiqué "[ne pas avoir] le sentiment qu'il y ait eu d'irrégularités juridiques" concernant le suspect.

"Comme tous les Français, j'ai été bouleversée par ce qui est arrivée à cette enfant", a indiqué la ministre. Toutefois, même si "la personne qui est inculpée a effectivement déjà été condamnée pour un premier viol il y a 24 ans", mais assuré que David Ramault avait fait neuf ans de prison et "bénéficié des remises de peine classiques".

Le suspect a en outre "été inscrit" au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS) créé en 2004. Toutefois, si "aujourd'hui il y a un suivi socio-judiciaire qui peut passer par des mesures administratives mais aussi par des mesures de type sanitaire et donc des soins psychologiques et médicamenteux", ces mesures ne s'appliquaient pas au cas de David Ramault car elles "étaient postérieures au premier crime qu'il avait commis", a justifié Nicole Belloubet.

Voici l'intégralité des propos de la ministre à ce sujet.

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Nicole Belloubet, le 4 avril 2018 au palais de l\'Elysée à Paris.
Nicole Belloubet, le 4 avril 2018 au palais de l'Elysée à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)