Délinquants sexuels : comment prévenir la récidive ?

Le meurtre d'Angélique Six relance le débat sur la prise en charge des délinquants sexuels. Comment sont-ils suivis une fois qu'ils sont identifiés ? Qu'est-ce qui est mis en œuvre pour empêcher un nouveau passage à l'acte ?

FRANCE 2

Le suspect du meurtre d'Angélique Six avait déjà été condamné pour crime sexuel en janvier 1994. Il avait 21 ans et avait violé une adolescente avec une arme blanche. Incarcéré, il était sorti de prison en 2000. Depuis, il s'était marié et n'avait jamais refait parler de lui. Comment expliquer cette récidive ? "Le retour du passage à l'acte est possible si les ressorts de celui-ci n'ont pas été totalement éradiqués. Des moments de fragilité ou des changements de vie, des événements de vie peuvent réactiver des pulsions qui n'ont pas été tout à fait éliminées", explique le docteur Stéphane Clergé, psychiatre.

Un taux de récidive de 5,6% en France

L'homme était inscrit au FIJAIS, le fichier des délinquants sexuels, créé en 2004. Les noms, prénoms et adresses de plus de 78 000 personnes y figurent aujourd'hui. Les inscrits doivent se signaler au moins une fois par an au commissariat et prévenir de tout changement d'adresse. À défaut, ils encourent deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. Au fil des ans, l'arsenal judiciaire contre les délinquants sexuels n'a cessé de se renforcer. Aujourd'hui en France, la récidive des crimes sexuels est de 5,6%.

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Photo non datée de David Ramault, l'homme qui a avoué avoir tué Angélique, 13 ans, retrouvée morte le 29 avril 2018 à Quesnoy-sur-Deûle (Nord). (FRANCE 2)