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Meurtre d'Aurélia Varlet : l'État reconnaît sa responsabilité

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Meurtre d’Aurélia Varlet : le combat de sa famille contre les violences conjugales continue
Meurtre d’Aurélia Varlet : le combat de sa famille contre les violences conjugales continue Meurtre d’Aurélia Varlet : le combat de sa famille contre les violences conjugales continue (FRANCE 2)
Article rédigé par franceinfo
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Malgré de nombreux signalements, la jeune femme a été tuée par son ex-compagnon en août 2013. Le ministère de la Justice assume des dysfonctionnements évidents. France 3 revient sur cette affaire.

Vendredi 17 avril, le père et le frère d'Aurélia Varlet ont été reçu au ministère de la Justice. Ils en sont ressortis soulagés : l’État reconnaît des dysfonctionnements après la mort de la jeune femme de 32 ans.

Le 14 août 2013, à La Rivière-Drugeon (Doubs), elle était abattue au fusil de chasse par son ex-compagnon, Didier Grosjean, 53 ans, connu pour sa violence et sa jalousie excessive. Sa précédente compagne avait dû fuir en Suisse pour lui échapper, malgré plusieurs plaintes. Aurélia aussi avait signalé son comportement, mais toutes ses plaintes sont restées sans suite.

"Ça aurait pu être évité"

Après le meurtre, Didier Grosjean s'est donné la mort. L'homme possédait illégalement plusieurs armes. Il aurait été arrêté si une perquisition avait été menée.

Le ministère de la Justice va indemniser la famille, tandis que le ministère de l'Intérieur devrait ouvrir une enquête. "L'Etat a reconnu ses torts. Ça nous soulage énormément", confie à France 3 Patrick, le père. Giovanni, le frère d'Aurélia, renchérit : "C'est évident que l'État est responsable. Ça aurait pu être évité, tout simplement. Ma soeur serait encore là, s'ils avaient fait leur travail correctement".

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