VIDEO. Affaire Seznec : la découverte d'un fragment d'os relance l'enquête, un siècle plus tard

Des fouilles menées dans l'ancienne maison de Guillaume Seznec ont permis de retrouver un morceau d'os. De quoi résoudre le mystère de la disparition de Pierre Quémeneur, en 1923 ?

france 2

C'est peut-être la plus grande énigme judiciaire du XXe siècle : l'affaire Seznec. Guillaume Seznec, négociant en bois, a été condamné en 1924 au bagne à perpétuité pour le meurtre de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère. Les deux hommes, associés, étaient partis ensemble de Morlaix (Finistère), pour Paris, en voiture, le 25 mai 1923. Pierre Quémeneur n'est jamais revenu, son corps, n'a jamais été retrouvé et Guillaume Seznec, condamné sans preuve, n'a jamais avoué.

La piste de l'épouse Seznec

Près d'un siècle plus tard, une dizaine de bénévoles ont entrepris des fouilles, samedi 24 février, dans l'ancienne maison de Guillaume Seznec, à Morlaix. Après plusieurs heures de recherches, ils ont découvert un os, dans le cellier. Appartient-il à Pierre Quéméneur ? L'enquête est rouverte et dimanche, la police encadre les recherches, quand un deuxième fragment d'os est découvert. La maison est ensuite placée sous scellé.

Ces nouvelles recherches sont motivées par la révélation, dans un ouvrage paru en 2015, du témoignage inédit d'un des enfants du couple Seznec, âgé de 13 ans au moment des faits. En ce jour ensoleillé de mai 1923, "Petit Guillaume" raconte avoir entendu sa mère, Marie-Jeanne repousser les avances d'un certain "Pierre", puis avoir vu Quémeneur par terre et sa mère debout devant lui. "Je crois qu'elle a dû se défendre et le frapper à la tête", racontait-il, selon le récit qu'en a fait Denis Langlois, ancien avocat de la famille, dans Pour en finir avec l'affaire Seznec.

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Deux photographies judiciaires de Guillaume Seznec, condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1924 pour le meurtre de Pierre Quémeneur. 
Deux photographies judiciaires de Guillaume Seznec, condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1924 pour le meurtre de Pierre Quémeneur.  (- / AFP)