Jean-Christophe Cambadélis : "Nous entrons dans les années de sang"

"Nous sommes dans une guerre totale", ce sont les mots du premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis lundi sur France Info. Après les attentats simultanés qui ont frappé Paris et Saint-Denis vendredi, "il faut passer de la solidarité à l'action", estime le responsable PS.

(Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste © Maxppp)

Pour Jean-Christophe Cambadélis, invité de France Info ce lundi, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre avec les six attentats simultanés qui ont touché la région parisienne vendredi soir. "Nous entrons dans les années de sang. Nous sommes en guerre et donc il faut un dispositif qui réponde à l'agression qui s'est perpétuée contre la France. Il y aura des morts, il faut que tout le monde en soit conscient. Ce n'est pas une opérette, c'est quelque chose d'extrêmement violent, avec en face de nous des gens extrêmement déterminés, qui cherchent à faire le maximum de morts. Imaginez une seule seconde que les 3 terroristes aient réussi à pénétrer dans l'enceinte du stade de France… C'était ça l'objectif ."

"L'assassinat de masse n'était pas encore dans les consciences de l'ensemble des Français, aujourd'hui c'est fait."
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"Construire une coalition nationale qui se fixe comme objectif la destruction de Daech "

Face à cette menace de masse, "certaines mesures ont été prises, des lois votées et des actions menées sur le terrain ". Que peut encore faire l'Etat pour contrer ce danger inédit ? La réponse tient en trois points, selon le premier secrétaire du Parti socialiste : "Il y a la nécessité de construire une coalition nationale qui se fixe comme objectif la destruction de Daech. Ensuite, il y a la sécurité maximale pour l'ensemble des Français, et toutes les idées sont bienvenues. Enfin, il y a la nécessité de garder la concorde nationale, qui va au-delà de l'unité des partis politiques ."

Après les nombreux rassemblements de solidarité manifestés dans le monde entier, l'urgence est désormais à l'action, a ajouté Jean-Christophe Cambadélis. "Il faut passer de la solidarité à l'action, pour détruire ce qui est une barbarie dans l'ensemble du monde ."