VIDEO. Incendie de Rouen : les images impressionnantes tournées par un pompier lors de l'intervention sur le site de l'usine Lubrizol

Ce soldat du feu décrit l'ampleur de la catastrophe et partage ses inquiétudes quant à la possibilité d'avoir été exposé à des substances toxiques en combattant les flammes.

"Très rapidement, on se rend compte que ça va être une intervention hors norme", décrit ce pompier de Rouen (Seine-Maritime) qui a souhaité garder l'anonymat, au micro de France 2. Dépêché sur le site de l'usine Lubrizol le soir du gigantesque incendie, survenu dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 septembre, le pompier a été impressionné par l'ampleur de la catastrophe. Il décrit "des flammes de plus de 20 mètres de haut", "un panache impressionnant" et, le lendemain, une "boue de toutes les couleurs" qui provient des milliers de fûts éventrés.

"On n'aurait pas dû être aussi près"

"Quand on voit l'ampleur du sinistre, qu'on voit que ce sont des milliers de fûts qui sont éventrés, une boue de 5 à 10 centimètres au sol, de toutes les couleurs, une zone chaotique, on se rend compte de l'ampleur de la catastrophe et on commence à se poser des questions. Qu'est-ce qu'il y a dans les fûts ? Est-ce qu'il y a un risque pour moi ? Je n'ai rien à y faire, il aurait fallu qu'on soit bien plus loin. [...] On n'aurait pas dû être aussi près avec un pauvre masque en papier", déplore-t-il.

L'usine Lubrizol, où travaillent 420 personnes, fabrique et commercialise des additifs qui servent à enrichir les huiles, les carburants ou les peintures industriels. Elle a été classée Seveso seuil haut, ce qui signale sa dangerosité et implique qu'elle bénéficie d'une surveillance particulière.

Les pompiers lors de leur intervention sur l\'incendie de l\'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019.
Les pompiers lors de leur intervention sur l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019. (YACINE MOUFADDAL / SDIS / AFP)