Evasion à Tarascon : "Le niveau deux" de protection "correspondait parfaitement aux critères" du détenu

L'individu s'est évadé alors qu'il devait comparaître devant le juge d'instruction au tribunal de Tarasco (Bouches-du-Rhône), aidé par l'intervention d'un commando lourdement armé. Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, estime sur franceinfo que le niveau de protection était parfaitement adapté au détenu.

Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice.
Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice. (FRANCEINFO)

Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, a estimé mardi 29 janvier sur franceinfo que le niveau de protection du détenu qui s'est évadé avec l'aide d'un commando lundi à Tarascon (Bouches-du-Rhône) "correspondait parfaitement aux critères de la personne".

Extrait 14 fois sans aucun incident

Un détenu de 27 ans, multirécidiviste, condamné pour des vols de voitures avec violences, a pu s'échapper alors qu'une protection de niveau 2 sur une échelle de 1 à 4 avait été mise en place : "Le niveau deux correspondait parfaitement aux critères de la personne, à savoir, une personne prévenue mise en examen pour des faits de nature criminelle. Il a été extrait à 14 reprises et il n'a jamais eu aucun incident", a-t-il expliqué.

Le détenu, toujours en fuite, avait 14 mentions à son casier judiciaire : "Avec le recul d'un an et demi, quelqu'un qui est extrait à 14 reprises et qui n'a jamais eu aucun incident, notamment sur les extractions médicales qui parfois peuvent ne pas être armées, sur les extractions judiciaires, il est à mon sens logique que le chef d'établissement n'ait pas réévalué son escorte à l'aune de ces évènements-là", a affirmé le porte-parole du ministère.

L'escorte n'était "pas au niveau" de la dangerosité du détenu

Les syndicats pénitentiaires a dénoncé une escorte pas au niveau de la dangerosité du détenu : "Il faut se garder de tout commentaire un peu précipité", a-t-il répliqué. Youssef Badr a aussi défendu la visioconférence qui, selon lui, peut être la solution : "Cela peut se faire à distance. Cela peut relever d'une décision du magistrat."

L'article 35 du projet de loi Justice qui vient d'être adopté en seconde lecture qui a été "pas mal critiqué permet un recours à la visioconférence lorsqu'on doit prolonger la détention provisoire d'une personne." Selon lui, "ce n'est pas pour éloigner le justiciable de son juge", mais quand "il y a un risque d'évasion on ne peut pas prendre le risque de mettre en danger" les surveillants pénitentiaires.