Disparues de Perpignan : le suspect va être mis en examen pour "viol et assassinat"

Le suspect a avoué le meurtre d'une des victimes. Il est "trop tôt pour se prononcer" sur le cas des deux autres disparues, estime le procureur de Perpignan.

Le quai de la gare de Perpignan, dans le quartier de laquelle trois jeunes femmes ont disparu entre 1995 et 1998.
Le quai de la gare de Perpignan, dans le quartier de laquelle trois jeunes femmes ont disparu entre 1995 et 1998. (RAYMOND ROIG / AFP)

Le suspect arrêté mardi dans l'affaire des disparues de la gare de Perpignan (Pyrénées-Orientales) va être mis en examen pour "viol avec armes en récidive et assassinat" après qu'il a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb, en 1997, a annoncé, jeudi 16 octobre, le procureur de la République. Ce dernier estime en revanche qu'il est "trop tôt pour se prononcer" sur le cas des deux autres jeunes filles disparues entre 1995 et 1998.

Il risque la perpétuité

Gardé à vue depuis mardi, le suspect, un homme de 54 ans, est passé aux aveux dans la nuit. Il a reconnu être l'auteur du meurtre d'une étudiante de 19 ans, Mokhtaria Chaïb, retrouvée atrocement mutilée le 21 décembre 1997. Il "comparaît en ce moment même devant un juge d'instruction", a expliqué le procureur de Perpignan, qui ajoute qu'"il encourt la réclusion à perpétuité".

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L'homme est également entendu dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Marie-Hélène Gonzalez, 22 ans, qui avait disparu en 1998, elle aussi près de la gare de PerpignanUne troisième jeune fille, lycéenne de 17 ans, avait disparu dans le quartier de la gare en septembre 1995, et n'a jamais été retrouvée. Mais selon sa mère, interrogée jeudi par BFMTV, le suspect "était incarcéré au moment où ma fille a disparu".

Un passé de récidiviste

Le suspect a un lourd passé de délinquant sexuel : il avait notamment été condamné à huit ans de prison ferme pour le viol d'une femme en Picardie. En octobre 2013, il avait écopé d'un an de prison pour des menaces de mort sur sa concubine, la mère de ses deux enfants. Il avait été libéré après neuf mois, en juillet dernier.