Bayonne : Gérald Darmanin promet des mesures "pour les chauffeurs de toute la France"

Le ministre de l'Intérieur a commencé son déplacement en se rendant au domicile de la famille de Philippe Monguillot, le chauffeur décédé après une agression violente.

Le ministre de l\'Interieur, Gérald Darmanin, s\'entretient avec le maire de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 11 juillet 2020.
Le ministre de l'Interieur, Gérald Darmanin, s'entretient avec le maire de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 11 juillet 2020. (MAXPPP)

Au lendemain de la mort de Philippe Monguillot, chauffeur de bus agressé violemment à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) par des individus qui avaient refusé de porter un masque et de payer leur titre de transport, Gérald Darmanin s'est rendu sur place, samedi 11 juillet. Au cours d'une discussion avec la famille de la victime, le ministre de l'Intérieur a promis, sans les préciser, des mesures "pour les chauffeurs d'ici, mais aussi de toute la France", a rapporté à une correspondante de l'AFP la plus jeune fille du conducteur, Marie, 18 ans.

Jamais, comme ministre de l'Intérieur, jamais le président de la République et le Premier ministre ne vont laisser se banaliser une violence gratuite, inacceptable.Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur à la presse

Après s'être rendu au domicile de la famille, le ministre s'est rendu à la mairie de Bayonne pour s'entretenir avec les élus puis se réunir avec les représentants de l'Etat. "C'est un acte parfaitement odieux, inqualifiable, et je fais confiance à la magistrature pour pouvoir mener avec les enquêteurs de la police de Bayonne tout ce qui pourra être fait pour pouvoir confondre ceux qui ont commis ces actes barbares", a aussi déclaré à la presse Gérald Darmanin, qui a rencontré des collègues du chauffeur défunt. Ces derniers doivent reprendre le travail lundi "dans des conditions de sécurité renforcées", selon l'opérateur de transports Keolis. 

Dans la matinée, une soixantaine de militantes féministes avaient manifesté devant la mairie pour protester contre la nomination au gouvernement de Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, selon une correspondante de l'AFP.