Attentats de Paris et Saint-Denis : ce que l'on sait des terroristes

Selon le procureur de Paris, François Molins, ce sont trois équipes de terroristes coordonnées qui sont "à l’origine de cette barbarie". L’un des assaillants du Bataclan a pu être identifié grâce à ses empreintes papillaires. Ce Français de 30 faisait l'objet d'une fiche S. Un passeport syrien a par ailleurs été retrouvé à côté de l'un des kamikazes qui s'est fait sauter près du Stade de France.

(Au lendemain des attentats parisiens, la police est toujours postée Boulevard Voltaire, où l’attaque du Bataclan par des kamikazes a fait au moins 82 morts © Maxppp)

L’enquête progresse sur les attentats qui ont fait vendredi soir au moins 129 morts et 352  blessés à Paris et Saint-Denis.  Le procureur de Paris, François Molins, a donné samedi soir les premières précisions sur les investigations en cours. Il est revenu longuement sur la chronologie de ces attaques. Il en ressort qu'il y aurait "trois équipes de terroristes coordonnées " à l’origine des tueries au Stade de France, dans le Xe et dans le XI arrondissement.

Un Français connu des services de renseignement parmi les assaillants du Bataclan

François Molins a confirmé l'identification d'un des terroristes ayant participé à l’attaque du Bataclan. Cet homme, qui était âgé de 30 ans, était de nationalité française. Il était connu des services de police et de renseignement. "Un terroriste, auteur de la prise d’otages au Bataclan a été formellement identifié après le relevé de ses empreintes papillaires (prélevées sur le doigt sectionné du kamikaze). Il s’agit d’un individu né le 20 novembre 1985 à Courcouronnes dans l’Essonne, connu de la justice pour des délits de droit commun ", a indiqué le procureur de Paris. Il avait fait l'objet de huit condamnations entre 2004  et  2010 pour des infractions de droit commun mais "n’avait jamais été incarcéré ". En revanche, "il avait fait l’objet en 2010 d’une fiche S pour radicalisation. Il n’a par contre jamais été impliqué dans un dossier de filière ou d’association de malfaiteurs terroristes ", poursuit François Molins. 

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Un passeport syrien retrouvé à proximité d'un autre kamikaze

Autre élément d'information sur les attaques perpétrées à Saint-Denis cette fois-ci. Un passeport syrien a été retrouvé samedi près de l'un des terroristes qui s'est fait exploser sur le parvis du Stade de France. "A proximité du kamikaze qui s’est fait exploser à 21h20 au Stade de France a été découvert un passeport syrien au nom d’un individu né en septembre 1990 en Syrie. Cet individu n’est pas connu des services de renseignement français ", a indiqué François Molins, sans préciser si ce passeport syrien appartenait bien au kamikaze à côté duquel il a été rétrouvé.

Dans l'après-midi, le vice-ministre grec chargé de la police, Nikos Toscas, indiquait quant à lui dans un communiqué que le détenteur de ce passeport était passé le 3 octobre dernier par l’île grecque de Leros. Il s’agit d’un jeune homme arrivé avec un groupe de 69 réfugiés en provenance de la Syrie vraissemblablement. Une information que n'a pas confirmée le procureur de Paris. 

Des armes identiques pour un même objectif  

Le lien entre les sept terroristes qui ont commis les attaques à Paris et Saint-Denis vendredi et qui sont également morts dans ces attaques ne fait en revnache aucun doute. Leurs intensions non plus. "Les sept terroristes ont tous fait usage d’armes de guerre de type Kalachnikov et surtout d’un dispositif explosif absolument identique visant à faire un maximum de victimes en se donnant la mort ", a dit François Molins. Derrière ces attentats, un commanditaire, Daech, qui samedi matin a officiellement revendiqué toutes ces attaques. 

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