Agressions filmées : quelles sont les sanctions encourues ?

Les vidéos d'agression de policiers, et plus généralement de violence gratuite, sont de plus en plus prisées sur les réseaux sociaux. Que risquent leurs auteurs ?

FRANCE 2

Diffuser les images d'une agression sur les réseaux sociaux, en faire la publicité, est-ce puni par la loi ? Que risquent les personnes qui filment et diffusent ces délits ? Depuis 2007, les vidéastes amateurs sont condamnables, car jugés en connivence avec l'agresseur. Un article du Code pénal qualifie d'acte de complicité "le fait d'enregistrer sciemment (...) des images relatives à la commission de ces infractions".

Des peines rarement prononcées

Cette loi est née au moment où le happy slapping, une pratique qui consiste à filmer l'agression d'une personne dans le but de la diffuser sur internet, devenait viral en France. Pour l'enregistrement, la peine encourue par le vidéaste est la même que celle de l'auteur de l'agression. Pour la diffusion de la vidéo, la personne encourt cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Mais en pratique, ces peines sont rarement prononcées, car les auteurs des vidéos sont difficiles à identifier, tout comme leur motivation à filmer.

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Le local de Champigny-sur-Marne dans lequel s'est déroulé la soirée en marge de laquelle deux policiers ont été agressés, la nuit du 31 décembre 2017. (MAXPPP)