Le QG de campagne de Marine Le Pen visé par une tentative d'incendie sans gravité

Le feu, "rapidement maîtrisé", a "dégradé une porte et un paillasson" au rez-de-chaussée de l'immeuble qui accueille des locaux du Front national. 

L\'immeuble parisien qui accueille le QG de campagne de Marine Le Pen a été visé par une tentative d\'incendie, le 12 avril 2017.
L'immeuble parisien qui accueille le QG de campagne de Marine Le Pen a été visé par une tentative d'incendie, le 12 avril 2017. (GOOGLE STREET VIEW)

Une tentative d'incendie sans gravité a visé, dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 avril, le rez-de-chaussée de l'immeuble qui accueille le QG de campagne de Marine Le Pen à Paris. Les pompiers sont intervenus vers 2h40 dans une agence d'assurances située au 262, rue du Faubourg Saint-Honoré. Le feu, "rapidement maîtrisé", a "dégradé une porte et un paillasson", selon un porte-parole des pompiers.

L'origine de cet incendie n'est "pas naturelle" et "probablement d'origine criminelle", a expliqué une source policière, précisant qu'une inscription "FN vs KLX" avait été taguée à proximité. Le QG de campagne de la candidate du FN à l'élection présidentielle se trouve dans les étages de cet immeuble, situé non loin de l'Elysée. Sur RTL, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a dénoncé "des actes inacceptables".

"Je suppose qu'il s'agit d'un groupuscule d'extrême gauche"

Un groupe affirmant s'appeler Combattre la xénophobie a contacté l'AFP pour revendiquer cette action. Il dit avoir agi en mémoire d'un homme prénommé Loïc, "tabassé par des militants FN il y a dix ans". L'auteur de cet appel anonyme a également affirmé avoir mené une action similaire au siège du quotidien d'extrême droite Présent, ce que dément une rédactrice du journal. "Ça va continuer tous les jours jusqu'aux élections", a prévenu l'interlocuteur, qui n'a pas donné son identité. La police n'a pas confirmé ces informations.

Sur le plateau des "4 Vérités" sur France 2, jeudi matin, Marine Le Pen a réagi à cet incendie. "Je suppose qu'il s'agit là d'un acte probablement d'un groupuscule d'extrême gauche", a déclaré la candidate du FN. "Ces groupuscules se sentent en toute impunité depuis mois. (...) Je ne suis pas étonnée parce que le gouvernement de François Hollande les laisse faire depuis des mois alors que j'ai réclamé à plusieurs reprises leur dissolution", a-t-elle poursuivi.

FRANCEINFO