Municipales à Paris : l'"insoumise" Danielle Simonnet annonce sa candidature

Parmi les mesures qu'elle propose : la pratique locale du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) cher aux "gilets jaunes", la réquisition des logements vides ou le blocage des loyers. 

Danielle Simonnet à Paris, le 1er mai 2017. 
Danielle Simonnet à Paris, le 1er mai 2017.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Une candidature de plus pour les municipales à Paris. L'élue parisienne d'opposition de La France insoumise Danielle Simonnet a proposé sa candidature pour la mairie de Paris à la tête d'un collectif citoyen, souhaitant "rompre avec la logique d'attractivité" de la ville promue selon elle par ses adversaires, a-t-elle annoncé lors d'une conférence de presse près de l'hôtel de ville, mercredi 5 septembre. 

Cette annonce de candidature – qui ne faisait pas de doute mais qui doit encore être validée, dans les prochaines semaines, par l'appareil de LFI ainsi que par une "assemblée des communs" – intervient au lendemain de l'annonce de candidature du macroniste Cédric Villani en dissidence de Benjamin Griveaux.

"Le feuilleton Griveaux-Villani prouve que tout est ouvert dans cette municipale, personne ne peut prédire l'issue du scrutin", a déclaré Danielle Simonnet. Seule conseillère municipale parisienne d'opposition à gauche, elle partira sans les communistes et EELV, qui font partie de la majorité sortante d'Anne Hidalgo, ce qui réduit considérablement ses chances de l'emporter. 

"RIC", transports gratuits et blocage des loyers 

"Que ce soit Villani, Griveaux, Hidalgo, ils sont tous d'accord sur la politique d'attractivité, ils vont poursuivre la logique qui favorise la spéculation et les lobbies", a dénoncé l'élue. En effet, selon elle, "en trois mandats de Bertrand Delanoë puis d'Anne Hidalgo, on se retrouve dans une situation de "gentrification, de bétonnisation et de privatisation".

Elle a estimé être "la seule liste en rupture" avec cette logique, proposant plusieurs mesures : la pratique locale du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) cher aux "gilets jaunes", la réquisition des logements vides, le blocage des loyers, la préservation des espaces verts en pleine terre, le remplacement d'une place de stationnement sur deux par un arbre et les transports gratuits, notamment.