Les derniers mots de Jean-Pierre Bel au Sénat destinés à Hervé Gourdel

Le sénateur socialiste de l'Ariège, qui avait annoncé dès le mois de mars qu'il abandonnait son fauteuil de président au bout de seulement trois ans, s'exprimait pour la dernière fois dans l'hémicycle.

Jean-Pierre Bel, président du Sénat, en séance le 26 juin 2014.
Jean-Pierre Bel, président du Sénat, en séance le 26 juin 2014. (MAXPPP)

Les derniers mots du président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, qui se retire de la politique à l'issue des élections sénatoriales du 28 septembre, ont été destinés mercredi 24 septembre à l'otage français enlevé en Algérie, Hervé Gourdel, dont un groupe islamiste a revendiqué la décapitation. "Au nom de la Haute Assemblée tout entière, je voudrais dire notre émotion après [cette] annonce tragique (...) et dire notre solidarité avec la famille", a déclaré Jean-Pierre Bel en clôturant le débat au Parlement sur l'intervention de la France en Irak. 

ll s'agissait de la dernière intervention du sénateur socialiste de l'Ariège, entré pour la première fois au Sénat en 1998. Il avait annoncé dès le mois de mars qu'il abandonnait son fauteuil de président au bout de seulement trois ans, invoquant "un choix personnel très ancien". Jean-Pierre Bel avait déjà pensé présider sa dernière séance le 16 septembre, pour la déclaration de politique générale de Manuel Valls, mais le gouvernement, en organisant ce nouveau débat, en a décidé autrement.

Des sénateurs en campagne

Alors que de nombreux sénateurs avaient assisté au discours de politique générale la semaine dernière, le débat sur l'intervention étrangère, entamé par la déclaration du gouvernement lue par le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a été suivi par un hémicycle clairsemé. Bien qu'ils n'aient plus que trois jours pour convaincre les grands électeurs, plusieurs sénateurs en campagne pour les sénatoriales ont quand même fait l'aller-retour pour assister au débat.

Des sénateurs qui ne se représentent pas siégeaient également pour la dernière fois dans l'hémicycle, comme le Vosgien Christian Poncelet (UMP), qui a présidé le Sénat de 1998 à 2008, élu parlementaire pour la première fois en 1962. Parmi les prétendants déclarés à la succession de Jean-Pierre Bel étaient présents les UMP Gérard Larcher et Philippe Marini. Deux autres candidats, l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin (Vienne) et le président du groupe PS, Didier Guillaume (Drôme), étaient en campagne dans leurs départements.