SNCF : menace sur les petites lignes

Le rapport Spinetta envisage la fermeture de dizaines de lignes peu rentables. Syndicats et élus locaux sont vent debout.

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Faut-il supprimer les petites lignes régionales en France ? 9 200 kilomètres sont pointés du doigt par le rapport Spinetta. Des dizaines de lignes pourraient donc disparaître. Des TER jugés trop coûteux, et un taux de remplissage de seulement 25%. Certainess lignes régionales accueillent moins de 20 trains par jour. Parmi toutes ces liaisons, certaines pourraient être supprimées. Mais pour le président de la région des Hauts-de-France, ces voies font partie du service public : il faut absolument les maintenir. "Si on continue comme ça, on va faire une France que des métropoles et des très grandes villes, et ceux qui n'habiteront pas dans ces métropoles, bah ils ont pas de chance, et on les laisse de côté. Non ! On ne laisse personne sur le bord du chemin", s'insurge Xavier Bertrand.

Le car privilégié ?

Selon le rapport, elles coûteraient près de 1,7 milliard d'euros par an, pour seulement 2% des voyageurs. Un choix budgétaire difficile à assumer aujourd'hui selon l'économiste Pascal Perri : "Il y a deux solutions : soit on considère qu'il ne faut pas déserter un certain nombre de lignes, et on accepte d'en payer le prix. Mais c'est un prix qui est très élevé, c'est pas une vraie desserte de service public. Soit on trouve d'autres moyens pour donner satisfaction au consommateur, et la route en fait partie". Privilégier le car plutôt que le train, c'est ce que préconisent certains. Avec un argument écologique : sur ces petites lignes régionales circulent encore des locomotives diesel, très polluantes. Mais cela ne concerne que 10% du trafic, selon la SNCF.

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Un TER Bretagne en gare de Morlaix (Finistère). (MAXPPP)