Des chauffeurs de taxis mènent des opérations escargot pour une meilleure rémunération du transport médical

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Depuis la matinée du lundi 29 janvier, les chauffeurs de taxis organisent des blocages et des opérations escargot dans plusieurs villes de France. Une nouvelle convention avec l'Assurance maladie qui réglemente le tarif du transport de patients est en cause.
Mobilisations : des blocages et des opérations escargot menés par les taxis dans plusieurs villes Depuis la matinée du lundi 29 janvier, les chauffeurs de taxis organisent des blocages et des opérations escargot dans plusieurs villes de France. Une nouvelle convention avec l'Assurance maladie qui réglemente le tarif du transport de patients est en cause. (France 2)
Article rédigé par France 2 - V.Chatelier, F.Mazou, J-.M. Talenton
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Les syndicats de la profession contestent une convention avec l'Assurance maladie, qui encourage la mutualisation des trajets de patients, laissant craindre un manque à gagner.

Comme les agriculteurs, ils ont pris la route pour se faire entendre. Des chauffeurs de taxis ont mené des opérations escargot dans plusieurs agglomérations, lundi 29 janvier, sur fond de bras de fer avec l'Assurance maladie. Leurs véhicules au ralenti ont perturbé la circulation à Paris, Bordeaux, Marseille, Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Lyon, Toulouse, Orléans (Loiret), Nîmes (Gard) ou encore Brest (Finistère).

Les taxis s'opposent à une nouvelle convention avec l'Assurance maladie qui réglemente le tarif du transport de patients. La nouvelle loi de finance de la Sécurité sociale pousse au "covoiturage sanitaire" pour mutualiser les trajets, afin de faire des économies. Les chauffeurs redoutent que les nouvelles conditions ne les forcent à des remises additionnelles sur leurs tarifs, pour une activité qui peut représenter une part importante de leur chiffre d'affaires.

Les fédérations reçues au ministère de la Santé

"Le problème, c'est que si vous ne regroupez pas, les patients ne seront pas remboursés, donc ça veut dire que nous, on ne sera pas payés", commente auprès de l'AFP Laurent Deshayes, vice-président de la Maison des Taxis du Rhône, qui pense que les malades seront également perdants. "Ça veut dire qu'on va obliger les patients à attendre une heure, deux heures, pour être regroupés".

"Peut-être qu'il y a un problème dans le pays, pas seulement chez nous, mais général", commente auprès de France 2 Xavier Renard, un chauffeur de Montpellier (Hérault). "Il y avait les agriculteurs, ils ont des revendications légitimes. Nous aussi. Ça se rejoint, et je pense qu'il y a d'autres professions qui sont dans le même état aujourd'hui."

Plusieurs syndicats de taxis doivent être reçus au ministère de la Santé, lundi après-midi.

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