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Les pilotes d'Air France disent "oui" à une nouvelle filiale low cost : le SNPL "prend acte"

Le président du Syndicat national des pilotes de ligne d'Air France, Philippe Evain, a pointé du doigt les lacunes de ce projet, lundi sur franceinfo, mais prend acte de la décision des pilotes de la compagnie validant la création d'une nouvelle filiale à coûts réduits.

Article rédigé par franceinfo ­
Radio France
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Un avion de la compagnie Air France, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 20 janvier 2017. (Photo d'illustration) (BERTRAND GUAY / AFP)

Les pilotes de la compagnie Air France ont validé à 58,1% le principe de la création d'une nouvelle filiale à coûts réduits. "Nous prenons acte de cette réponse qui est claire : cela ne fait pas peur aux pilotes de créer un nouvelle filiale", a réagi Philippe Evain, président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d'Air France, lundi 20 février sur franceinfo.

"Si on a posé la question aux pilotes, c'était justement pour tenir compte de leur avis et c'est ce qui sera fait", a expliqué Philippe Evain, dont le syndicat, majoritaire chez Air France, était opposé à ce projet baptisé "Boost". "Maintenant, on va pouvoir se concentrer sur le projet d'accord en lui-même. Il n'est effectivement pas abouti, il y a encore beaucoup de lacunes", a-t-il poursuivi.

Des rémunérations moins élevées

Le projet d'accord présenté par la direction prévoit que la nouvelle filiale ne dépasse pas 18 avions moyen-courriers et 10 long-courriers. Parmi les autres propositions, il est prévu que les hôtesses et stewards soient rémunérés aux "coûts du marché", soit 40% moins cher qu'à Air France.

"On a l'habitude des projets à Air France construits pour faire des économies en réduisant la masse salariale, a expliqué Philippe Evain. Généralement, ces projets n'ont pas eu beaucoup d'avenir." Pour le syndicaliste, la solution ne se trouve pas dans la réduction des coûts : "On préférerait des plans qui soient basés sur des projets industriels pour aller chercher de nouveaux clients."

"Généralement, ces projets n'ont pas eu beaucoup d'avenir", Philippe Evain

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