Air France : le coup de poker du PDG

Pour sortir d'un conflit social qui s'enlise, le patron d'Air France veut organiser un référendum à la fin du mois. Les salariés pourront ainsi se prononcer sur les propositions salariales qui ont été rejetées par les syndicats. S'il est désavoué, le patron est prêt à partir.

FRANCE 3

Air France a déjà vécu neuf journées de grève depuis le début de l'année et deux autres programmées la semaine prochaine, plus d'autres à venir au mois de mai. Le conflit sur les salaires et bloqué. Ce vendredi 20 avril, le PDG de la compagnie aérienne a décidé d'en appeler aux personnels, par référendum, sur sa proposition d'augmentation : 7% sur quatre ans.

Une manière de contourner les syndicats

Une manière de contourner les syndicats assortie d'une menace de démission. "Si le résultat est négatif, je ne vois pas comment je pourrais rester à la tête de l'entreprise", à déclarer Jean-Marc Janaillac. L'intersyndicale s'en tient à sa revendication de 5,1% d'augmentation générale dès cette année pour compenser six années de blocage des salaires. La CGT dénonce le chantage exercé par le PDG. À l'opposé, la CFDT semble comprendre son attitude. Le référendum sera organisé à la fin du mois, après les deux journées de grève lundi et mardi prochain.

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Jean-Marc Janaillac, alors PDG du groupe Transdev, au Salon européen de la mobilité, le 10 juin 2014, à Paris. 
Jean-Marc Janaillac, alors PDG du groupe Transdev, au Salon européen de la mobilité, le 10 juin 2014, à Paris.  (ERIC PIERMONT / AFP)