Loire : un restaurant McDonald's saccagé par des militants d'ultragauche près de Saint-Etienne

Les assaillants ont méthodiquement brisé les vitres, les écrans des bornes de commandes et plusieurs caisses, samedi, après la manifestation des "gilets jaunes" à Saint-Etienne. Sous les yeux des employés et des clients. 

En marge d\'un rassemblement des \"gilets jaunes\", un restaurant McDonald a été saccagé samedi 30 mars 2019, à Saint-Priest-en-Jarez (Loire). 
En marge d'un rassemblement des "gilets jaunes", un restaurant McDonald a été saccagé samedi 30 mars 2019, à Saint-Priest-en-Jarez (Loire).  (GOOGLE MAPS)

La scène s'est déroulée samedi 30 mars, "peu avant 21h30". Un restaurant McDonald's de Saint-Priest-en-Jarez (Loire) a été saccagé dans la foulée d'une manifestation de "gilets jaunes" émaillée de violences dans la ville voisine de Saint-Etienne, ont rapporté la police et le gérant du restaurant, lundi 1er avril. 

L'acte n'a pas été revendiqué, mais une source policière contactée par l'AFP l'a attribué à un groupe de militants de l'ultragauche. "Un commando d'une douzaine d'individus cagoulés, gantés et armés de marteaux a fait irruption dans le restaurant où se trouvaient une trentaine de clients et une quinzaine de salariés", a rapporté à l'AFP le gérant Gérard Rebattu, ajoutant que l'action avait duré environ deux minutes.

Aucun assaillant n'a été interpellé

"N'ayez pas peur ! Ce n'est pas un cambriolage, on n'en veut pas aux personnes mais à McDo", ont lancé les assaillants, avant de méthodiquement briser vitres, écrans des bornes de commandes et plusieurs caisses. Certains ont déversé dans le magasin le contenu de poubelles qu'ils avaient récupérées dans les environs. Le responsable de l'établissement avait regroupé le personnel dans les cuisines alors que les clients avaient pris la fuite, abandonnant leur repas sur place.

Ce saccage a causé plusieurs dizaines de milliers d'euros de dégâts, et le gérant a indiqué prévoir "une réouverture complète d'ici mercredi, au terme des réparations en cours". Lundi à la mi-journée, aucun assaillant n'avait été interpellé