La Grèce et ses créanciers privés ne sont toujours pas d'accord

Les tractations entre le gouvernement grec et ses créanciers pour l'effacement d'une partie de la dette privée du pays devraient se poursuivre ce week-end à Athènes.

Jean Lemierre (à g.), de BNP Paribas, et Charles Dallara, directeur de l\'Institut International de la finance, à Athènes (Grèce), le 20 janvier 2012.
Jean Lemierre (à g.), de BNP Paribas, et Charles Dallara, directeur de l'Institut International de la finance, à Athènes (Grèce), le 20 janvier 2012. (LOUISA GOULIAMAKO / AFP)

Le marathon continue. Les tractations entre le gouvernement grec et ses créanciers pour l'effacement d'une partie de la dette privée du pays doivent se poursuivre samedi et dimanche 22 janvier ce week-end à Athènes. Le gouvernement grec a fait part de "son optimisme" sur l'avancement des négociations. Mais les discussions butent toujours sur le taux d'intérêt de nouvelles obligations, un sujet qui avait provoqué la suspension des négociations la semaine dernière.

L'Institut international de la finance, un lobby bancaire mondial qui représente les créanciers privés, s'est montré lui aussi optimiste "sur la finalisation de cet accord historique" avec le gouvernement grec. La Grèce souhaite faire effacer 100 milliards d'euros de sa dette, sur les 350 milliards d'euros qu'elle compte en tout. Ces nouvelles négociations ont lieu depuis mercredi dans le centre-ville, à la résidence du Premier ministre Lucas Papademos qui participe aux négociations avec le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos.

Le ministre grec de l'Administration a indiqué de son côté qu'il espérait "une conclusion positive des négociations" car cet accord "ouvrirait la voie pour le versement de la deuxième aide européenne à la Grèce", de 130 milliards d'euros, décidé fin octobre à Bruxelles. La plupart des journaux grecs estiment que la conclusion de l'accord est "proche", samedi. Mais aucune date précise n'est pour l'instant avancée.