Sécurité sociale : le déficit devrait encore se réduire en 2023 et atteindre 6,8 milliards d'euros

L'amélioration profitera essentiellement à la branche maladie, notamment grâce à l'allégement de la facture due au Covid-19.

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L'amélioration profitera essentiellement à la branche maladie, dont les pertes vont se réduire d'environ 20 milliards en 2022 à 6,5 milliards en 2023. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

La redressement des comptes de la Sécu se poursuit. Après le record abyssal de 2020 (près de 39 milliards), le déficit va encore nettement se réduire en 2023, à 6,8 milliards d'euros, contre 17,8 milliards attendus cette année, selon l'avant-projet de loi de financement de la Sécurité sociale que l'AFP a pu consulter dimanche 25 septembre.  

Malgré le ralentissement de la croissance, le gouvernement table sur des recettes plus dynamiques que les dépenses, avec des cotisations dopées par l'inflation et la hausse des salaires. L'amélioration profitera essentiellement à la branche maladie, dont les pertes vont se réduire d'environ 20 milliards en 2022 à 6,5 milliards en 2023.

Pas d'amendement sur les retraites

Ce résultat est toutefois largement dû à la fonte de la facture du Covid-19, qui passerait de plus de 11 milliards à seulement 1 milliard l'an prochain. Au-delà de cette échéance, le déficit de la branche maladie continuerait de se réduire à un rythme beaucoup plus modéré, pour s'établir à 2,6 milliards en 2026.

A l'inverse, la branche vieillesse devrait vite replonger : proche de l'équilibre cette année (-1,7 milliard), elle devrait creuser ses pertes jusqu'à 13,6 milliards en 2026. L'avant-projet de loi ne comprend cependant aucune mesure de réforme des retraites, alors que l'exécutif songe à introduire une hausse de l'âge légal ou de la durée de cotisation par un amendement.

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