Grève des éboueurs à Paris : la situation se stabilise, cinq garages de camions-bennes ont repris une activité

Vendredi, la mairie avait estimé que 10 000 tonnes de déchets étaient en attente de collecte sur les trottoirs parisiens.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Les déchets s'amoncellent dans les rues parisiennes, en pleine grève des éboueurs contre la réforme des retraites, le 18 mars 2023. (XAVIER DUVOT / HANS LUCAS / AFP)

Alors que des camions-bennes ont été réquisitionnés par la préfecture de police de Paris, la mairie de la capitale a constaté une "stabilisation" du volume des déchets non ramassés, samedi 18 mars, au treizième jour de grève des éboueurs contre la réforme des retraites. Ces derniers refusent notamment le recul de 57 à 59 ans de leur départ en retraite.

Comme l'a précisé la préfecture de police à France Télévisions, cinq garages de camions-bennes ont repris une activité, et deux sociétés concessionnaires de traitement ainsi que plusieurs agents ont été réquisitionnés depuis vendredi pour assurer la collecte et le traitement des ordures. 

Des "barrages filtrants" pour laisser passer des camions

Après le refus de la maire PS Anne Hidalgo, soutien du mouvement social, de demander la réquisition au préfet de police, ce dernier avait signé jeudi la réquisition d'agents pour évacuer les ordures.

De leur côté, les grévistes des trois sites d'incinération de déchets produits par Paris ont mis en place des "barrages filtrants" pour laisser passer des camions de collecte des ordures, a précisé une déléguée syndicale à l'AFP, confirmant une information de Libération. Une "décision de sécurité pour limiter les risques d'épidémie", a souligné Fatiha Lahrech, déléguée syndicale CGT du site d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

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