Grève dans les écoles primaires le 5 décembre : "Sept enseignants sur 10 seront concernés", selon le Snuipp-FSU

Francette Popineau, la porte-parole du premier syndicat des enseignants du primaire, a estimé sur franceinfo que la mobilisation sera importante jeudi 5 décembre. 

Un ballon du syndicat Snuipp-FSU. 
Un ballon du syndicat Snuipp-FSU.  (JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM / MAXPPP)

"On ne veut pas de promesses", a déclaré Francette Popineau, la porte-parole du syndicat SNUipp-FSU, après les propos de Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Éducation a affirmé que les pensions ne baisseront pas avec la réforme des retraites et que les salaires seront revalorisés. La co-secrétaire générale du premier syndicat des enseignants du primaire a estimé sur franceinfo que la mobilisation sera importante pour la journée de grève du 5 décembre

franceinfo : Après les promesses de Jean-Michel Blanquer, vous êtes rassurée aujourd'hui ?

Francette Popineau : On sent une certaine fébrilité de la part du gouvernement parce qu'on vit de promesses. Ça ne nous rassure pas parce que pour l'instant il n'y a rien. Malgré trois réunions avec le ministre, il n'y a eu aucune proposition pour la revalorisation des salaires. Nous on ne veut pas de promesses, on veut l'assurance et des propositions concrètes que nous ne perdrons pas sur nos pensions.

Si les salaires sont augmentés de 600 à 900 euros vous y trouverez votre compte ?

Il faudra une augmentation bien supérieure car la pension ne représente pas le dernier salaire. On le souhaite mais on ne voit pas comment cela va se passer. Mais il faudra nous montrer où on prend l'argent. On a du mal à croire qu'on ne va pas étaler cela sur plusieurs années.

Est-ce que vous avez une idée de la mobilisation jeudi 5 décembre ?

Quatre écoles primaires sur 10 seront fermées et sept enseignants sur 10 seront concernés. C'est un chiffre historique, c'est dire la préoccupation des enseignants du premier degré pour cette réforme des retraites. Aujourd'hui, ils sont très mal payés, au bout de 15 ans de carrière, ils ont 2 000 euros de moins que leurs homologues allemands. Aujourd'hui, le pacte social est rompu.